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Israël / Histoire

[Reportage] Israël: les ultra-orthodoxes célèbrent Pourim

Des garçonnets en costumes de Pourim prennent part à la lecture du livre d'Esther, le 1er mars 2018, à Jérusalem, dans le cadre des célébrations.
Des garçonnets en costumes de Pourim prennent part à la lecture du livre d'Esther, le 1er mars 2018, à Jérusalem, dans le cadre des célébrations. REUTERS/Ammar Awad
Texte par : RFI Suivre
5 mn

C'est une fête du calendrier juif : Pourim était célébré ces jeudi et vendredi partout dans le monde sauf dans les villes « avec murailles » qui la célèbre toujours 24 heures plus tard. A Jérusalem, c'était ce vendredi. Les juifs commémorent à cette occasion le fait d'avoir survécu à un massacre ordonné par le Premier ministre perse au IVe siècle avant notre ère. Une fête célébrée à base de déguisements, de musique et d'alcool. Reportage dans l'un des quartiers ultra-orthodoxes de Jérusalem.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Dans le séjour de cet appartement du quartier de Mea Shearim, le volume de la musique est poussé à fond. Ce logement modeste est bondé : de grandes tables ont été dressées et des dizaines de personnes sont réunies.

Michael Mizrahi, l'un des fils des maîtres de maison, accueille les invités. « Qu'est-ce que vous voulez boire ? Whisky ? Vodka ? On a tout. Dieu nous a tout donné. Dieu a donné à mes parents toutes les boissons. Toutes, toutes, toutes », lance-t-il.

Agé de 21 ans, Michael Mizrahi sert les verres, puis se met à danser sur une table. L'esprit de Pourim, c'est avant tout la fête, explique-t-il avec Eli Harris, l'un des amis de la famille. « Tout le peuple d'Israël doit être heureux et doit boire », ajoute Michael. « Boire, car c'est un commandement de boire jusqu'à ce que nos neurones fassent le " balagan ", un joyeux bordel dans nos têtes », répond Eli.

Boire jusqu'à perdre le sens du bien et du mal, de ne plus faire la différence entre gentils et méchants. Le méchant étant dans l'histoire un Premier ministre persan du IVe siècle rappelle Avital Mizrahi, la maîtresse de maison : « Haman a essayé de tous nous tuer, mais nous avions Dieu avec nous. Pourim, c'est la joie des juifs d'avoir survécu à Haman et à tous les méchants. »

Faire la fête et répandre la joie. Invités et hôtes échangent des cadeaux. Les plus démunis, eux, reçoivent l'aumône.

Ecoutez notre reportage dans sa version sonore

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