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Syrie

Syrie: retour sur sept années d'un conflit sanglant

Des dégâts dans la ville de Douma, dans la province de la Ghouta orientale, en Syrie.
Des dégâts dans la ville de Douma, dans la province de la Ghouta orientale, en Syrie. REUTERS/Bassam Khabieh
Texte par : RFI Suivre
4 mn

De la répression sanglante par le régime de Bachar el-Assad, de manifestations pro-démocratie à l'émergence de groupes jihadistes en passant par l'intervention de puissances internationales, retour sur les étapes-clés du conflit en Syrie, qui entre ce jeudi 15 mars dans sa huitième année. Cette guerre complexe a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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Tout commence véritablement en 2011 à Deraa dans le sud du pays. L'arrestation et la torture d'adolescents à Deraa, accusés d'avoir diffusé des slogans anti-régime, met le feu aux poudres. Le mouvement de contestation se consolide et s'étend à tout le pays, malgré la répression féroce des forces de Bachar el-Assad. Le dictateur, qui a succédé à son père, gouverne la Syrie d'une main de fer depuis 2000.

La rébellion s'arme, mais ce sont progressivement les groupes liés aux Frères musulmans et surtout les groupes jihadistes, d'al-Qaïda ou de l'organisation Etat islamique qui s'imposent sur le terrain. Ils sont soutenus par des pays aussi différents entre autres que la Turquie, l'Arabie saoudite ou encore le Qatar. L'Iran, en revanche, et le Hezbollah libanais prennent fait et cause pour le régime.

A l'été 2013, une attaque chimique, imputée au régime près de Damas, fait plus de 1 400 morts. Le président Barack Obama, qui avait lui-même tracé une ligne rouge, renonce à procéder à des frappes punitives. La Russie, dès lors, obtient le démantèlement de l'arsenal chimique syrien et devient l'acteur majeur du conflit en 2015.

Grâce à l'appui de Moscou, le régime se rend maître de près de 60 % du pays, en réduisant l'opposition démocratique et aussi les jihadistes. A ce jour, il ne reste pratiquement que deux régions importantes qui lui échappe encore : la Ghouta près de Damas, soumise à d'intenses bombardements depuis la mi-février, et la région d'Idleb au nord-ouest du pays. Mercredi soir, l'OSDH, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, annonçait que les forces du régime étaient entrées dans la ville stratégique de Hammuriyeh, dans la Ghouta orientale, et à en prendre le contrôle.

à (ré)écouter: Syrie: les acteurs du conflit, décryptage de David Rigoulet-Roze

Il n’est plus question d’espoir, désormais il est question de pointer les responsabilité. Afin qu’un jour l’espoir renaisse pour ceux qui sont littéralement en pièces, dans une situation de destruction qui a été causée par ce conflit interminable, des plus honteux et pourtant un conflit des plus évitables qui se poursuit en Syrie.

Kate Gilmore

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