Syrie

Syrie: de l'aide entre dans la Ghouta, plus de 35 civils tués depuis dimanche

Un habitant de Douma, dans la Ghouta, le 15 mars 2018.
Un habitant de Douma, dans la Ghouta, le 15 mars 2018. REUTERS / Bassam Khabieh

Au moins 20 civils ont été tués depuis le dimanche 18 mars au soir à Douma, dans la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ainsi que 15 enfants à Arbine, dans la Ghouta. Cette région syrienne, assiégée par les forces du régime de Bachar el-Assad, subit des raids aériens et des tirs d'artillerie, à l’origine de la mort de ces habitants. Un convoi du Programme alimentaire mondial (Pam) a pu y pénétrer la semaine dernière

Publicité

Douma, la plus grande ville de la Ghouta orientale encore tenue par les rebelles, avait connu plusieurs jours d’accalmie. Mais l’offensive du régime a repris, lorsque sept civils ont été tués lundi 19 mars et 13 autres dimanche 18 mars au soir, dans des raids aériens et des tirs d’artillerie du régime de Bachar al-Assad, selon l’OSDH.

À Arbine, autre ville de la Ghouta orientale, un raid aérien a tué quinze enfants et deux femmes qui s’étaient mis à l’abri des bombardements dans une école, a fait savoir l’OSDH.

La semaine dernière, Marwa Awad, responsable de la communication du Programme alimentaire mondial, a pu entrer à Douma et livrer des aides humanitaires aux habitants et raconte une situation « désastreuse ».

Le 15 mars, nous avons pu sécuriser le passage d'un convoi de 25 camions et nous sommes entrés à Douma, où nous avons distribué cette aide, principalement de l'aide alimentaire. Nous avons essayé pendant des mois d'accéder à cette région, nous avons appelé toutes les parties à garantir un accès sécurisé. Une fois sur place, nous avons distribué l'aide et nous avons parlé aux habitants pour leur demander quels étaient leurs besoins et aussi leurs craintes.

Marwa Awad, du Programme alimentaire mondial, a pu entrer à Douma pour livrer de l'aide aux civils

« Actuellement la situation est désastreuse, poursuit-elle. Nous avons rencontré des gens totalement épuisés et cherchant à fuir Douma par tous les moyens. Ils nous ont demandé sans cesse de les emmener avec nous, mais nous leur avons expliqué que nous n'étions là que pour distribuer de l'aide, en tant que Programme alimentaire mondial et autres organisations humanitaires partenaires.

« Il y a des pénuries alimentaires, notre aide n'est pas suffisante et nous devons y retourner pour en livrer davantage. Et il y a aussi de graves pénuries de médicaments. »

Depuis le 18 février, Damas mène des opérations particulièrement violentes et meurtrières dans cette région près de la capitale dans le but de reprendre son contrôle aux rebelles.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail