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Israël / ONU

Israël annule son plan d'expulsion de migrants africains

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu durant sa conférence de presse sur la question des migrants africains, le 2 avril 2018 à Jérusalem, aux côtés du directeur général de l'Autorité de la Population, et du ministre de l'Intérieur Aryeh Deri.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu durant sa conférence de presse sur la question des migrants africains, le 2 avril 2018 à Jérusalem, aux côtés du directeur général de l'Autorité de la Population, et du ministre de l'Intérieur Aryeh Deri. REUTERS/Ronen Zvulun
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a affirmé lundi qu'un accord signé avec l'ONU va permettre de transférer des migrants africains résidant actuellement en Israël vers « des pays développés ». « Cet accord va permettre de faire sortir d'Israël 16 250 migrants vers des pays développés comme le Canada, l'Allemagne et l'Italie », a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem. L’Allemagne et l’Italie démentent ce soir avoir conclu un accord avec Israël pour accueillir certains des migrants.

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Avec notre correspondant à Jésuralem, Guilhem Delteil

Le gouvernement israélien renonce à l'un de ses projets controversés. Fin 2017, il avait adopté un plan prévoyant le départ de près de 38 000 migrants d'Erythrée et du Soudan, entrés illégalement en Israël. L'exécutif entendait les expulser vers un pays tiers en Afrique ou les emprisonner pour une durée indéterminée. Un plan qui avait suscité de vives critiques de la société civile israélienne. Mais le Haut Commissariat des Nations unies avait aussi exprimé son inquiétude. Finalement, Israël et le HCR ont conclu un nouvel accord annoncé ce lundi.

Pas question pour Benyamin Netanyahu de parler d'échec ou de désaveu. Au contraire: pour le Premier ministre israélien, ce nouveau plan est « sans précédent ». Il veut même y voir un succès politique. « Cet accord permettra à un plus grand nombre de migrants de partir que dans le précédent cadre » de travail affirme le communiqué de son bureau.

Pour le chef du gouvernement, ce n'est pas non plus la pression croissante de la société civile israélienne qui l'a poussé à revoir ses projets. Mais ce sont des « contraintes judiciaires et des difficultés politiques de la part des pays tiers » qui ont entraîné ce revirement.

Le nouveau texte prévoit désormais que 16.250 personnes quitteront Israël vers des pays occidentaux: l'Allemagne, l'Italie et le Canada notamment. Il n'y aura donc pas de départs vers des pays tiers d'Afrique : le Rwanda et l'Ouganda avaient été désignés comme de potentiels pays d'accueil.

De son côté, le gouvernement israélien s'engage à régler le statut de ceux qui resteront. « Pour chaque migrant qui quitte le pays, nous nous engageons à donner le statut de résident temporaire à un autre » a déclaré Benyamin Netanyahu. Les personnes restantes seront réparties sur l'ensemble du territoire israélien et les quartiers sud de Tel-Aviv, où vivent actuellement la majorité de ces immigrants, seront réhabilités. La mise en place de ce plan devrait se faire en trois étapes et sera étalée sur cinq ans.

Un accord unique en son genre avec l’Etat israélien qui permet le départ de 16 250 personnes. Un départ à destination de pays avancés tels que le Canada, l’Allemagne et l’Italie. Les pays les plus avancés. Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU s’y engage. Il va s’occuper de leur départ, l’organiser et même le financer. Au début, il proposait que pour chaque migrant qui sort quatre restent en Israël en tant que résidents temporaires. Nous n’avons pas accepté. Et finalement nous sommes tombés d’accord que pour chaque départ un migrant restera ici. C’est un engagement mutuel: vous prenez sous votre tutelle 16 250 personnes et nous en gardons le même nombre comme résidents temporaires.

Benjamin Netanyahu: «Nous sommes tombés d’accord que pour chaque départ un migrant restera ici»

L'Italie et l'Allemagne démentent avoir conclu un accord avec Israël

Il n'existe « aucun accord » avec l'Italie dans le cadre de l'accord conclu entre Israël et le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés, pour la réinstallation de ces migrants, indique le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministère allemand de l'Intérieur a assuré « ne pas avoir connaissance d'une demande concrète concernant une prise en charge de réfugiés vivant en Israël, en particulier originaires de pays africains ».

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