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Syrie

Syrie: les rebelles vont quitter Douma, leur dernier bastion dans la Ghouta

Des personnes attendant d'être évacuées de la Ghouta, à Douma, le 1er avril 2018.
Des personnes attendant d'être évacuées de la Ghouta, à Douma, le 1er avril 2018. REUTERS/Bassam Khabieh
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les rebelles syriens ont accepté, dimanche 1er avril, selon Moscou, la télévision d'Etat et l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme, d'évacuer la ville de Douma, dernière poche qu'ils tenaient dans la Ghouta orientale à l'est de Damas. Les premiers autobus ont quitté Douma dans la matinée ce lundi, rapportent les agences.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

L'accord, négocié par la Russie, prévoit le retrait de tous les combattants du groupe islamiste Jaïch al-Islam, des membres de leurs familles et des civils qui le souhaitent. Ils seront évacués vers Jarablous et al-Bab, deux villes du nord syrien sous le contrôle de milices pro-turques.

Des sources russes et syriennes précisent que les rebelles devront remettre aux troupes gouvernementales leurs armes lourdes et moyennes et libérer tous les soldats et partisans du régime détenus dans leurs prisons.

La police militaire russe se déploiera ensuite dans la ville, qui sera administrée par un conseil local formé sous l'égide de Moscou et avec l'accord de Damas. Toutes les institutions de l'Etat syrien reviendront à Douma mais l'armée restera cantonnée aux entrées de l'ex-fief rebelle.

Les rebelles et les habitants qui ne veulent pas partir auraient reçu des garanties russes qu'ils ne seraient pas inquiétés. Mais les combattants qui resteront sur place rendront leurs armes légères après la formation du conseil local.

Un accord préliminaire mis en œuvre ce dimanche a servi de test : 1 150 combattants blessés du groupe salafiste Faylaq al-Rahman et des membres de leurs familles ont été évacués de Douma vers Idleb.

Les rebelles de Jaïch al-Islam commenceront à partir ce mardi 3 avril 2018. L'opération devrait durer plus d'une semaine, selon des sources proches du gouvernement syrien à Beyrouth.

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