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Syrie

Syrie: les derniers rebelles quittent la Ghouta orientale

Soldat syrien à Zamalka, dans la Ghouta orientale, le 11 avril 2018.
Soldat syrien à Zamalka, dans la Ghouta orientale, le 11 avril 2018. Youssef KARWASHAN/AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est la Russie, alliée du régime de Bachar el Assad, qui l'a annoncé : la région de la Ghouta orientale a été entièrement reprise ces dernières heures. Pendant cinq ans, cette zone rebelle proche de Damas a été assiégée par le régime syrien et ses alliés.

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Après Alep ou Homs, la Ghouta orientale rejoint la liste des bastions rebelles reconquis par le régime syrien et ses alliés. L'armée russe affirme que le drapeau syrien a été hissé ce jeudi matin sur des batiments de Douma, principale ville de la Ghouta orientale où s'est déployée la police militaire russe, rapporte notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan.

Nouvelle étape dans la reconquête du territoire syrien

Avec l’entrée de la police russe dans les rues de Douma, la fin du contrôle rebelle de la ville est désormais acté. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les principaux commandants de Jaïch al-Islam ont quitté la ville, y compris le chef du groupe salafiste, qui a rejoint le nord de la Syrie. Les combattants doivent rejoindre les zones rebelles dans le nord du pays.

La chute de la Ghouta orientale est une nouvelle étape de la reconquête du territoire syrien par le régime de Bachar el-Assad, appuyé par ses alliés russe et iranien. L'offensive sur cette région proche de Damas avait débuté en février dernier. Elle a été marquée par d'intenses bombardements et samedi dernier par une attaque chimique présumée, suite à laquelle Américains, Français et Britannique réfléchissent à une réponse militaire.

Le groupe rebelle indique d'ailleurs à l'AFP n'avoir eu d'autre choix que d'accepter d'évacuer la région après une attaque chimique présumée imputée au régime syrien. « C'est l'attaque chimique qui nous a poussés à accepter », a déclaré Yasser Delwane, chef du bureau politique de Jaïch al-Islam.

Lente évacuation des civils

Les évacuations se poursuivent, c’est un processus lent. Les combattants remettent leurs armes lourdes et partent avec leurs familles ; d’autres civils, qui refusent de rester dans une zone reprise par les forces prorégime, montent aussi dans ces convois.

Par le passé, les Nations unies ont dénoncé ces mouvements comme des déplacements forcés de population. On devrait savoir dans les prochaines heures combien de civils étaient restés dans Douma au cours des dernières semaines.

Pour le camp prorégime, la reprise totale de la Ghouta orientale permet, entre autres, de sécuriser la capitale. C’est une victoire importante, achevée après avoir mené une violente offensive et les civils ont payé un très lourd tribut. Les destructions sont immenses.

Les menaces de frappes occidentales se poursuivent et nourissent les tensions dans la région

Des menaces suivies de très près par les pays riverains de la Syrie comme le Liban, où le risque d'une déflagration régionale est pris au sérieux.

La compagnie aérienne nationale, qui survolait la Syrie pour certaines destinations, a changé ses plans de vols. Des dirigeants libanais ont mis en garde contre l’utilisation de l’espace aérien du pays du Cèdre pour mener des frappes sur la Syrie. Ce matin, le patriarche maronite Bechara Rai a appelé la communauté internationale, « à mettre fin à la guerre en Syrie». «Nous savons comment commencent les guerres, mais nous ne savons pas comment elles se terminent», a-t-il ajouté, dans un avertissement.

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