Syrie

Syrie: l'armée accélère sa reconquête de la région de Damas

Des policiers syriens circulent à Douma, dans la région de Damas, le 16 avril 2018.
Des policiers syriens circulent à Douma, dans la région de Damas, le 16 avril 2018. REUTERS/Ali Hashisho

La sécurisation par l'armée syrienne de la ville de Damas et de sa province s'est accélérée après la prise de la Ghouta orientale. Les unes après les autres, les dernières localités encore tenues par des rebelles ou des jihadistes signent des accords d'évacuation.

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Jeudi 19 avril au soir, 1 700 rebelles de Jaïch al-Islam et 3 500 membres de leurs familles ont quitté Douma. Dans le même temps, les forces de sécurité entraient dans cette ville située à 50 kilomètres au nord-est de Damas. La télévision d'Etat a diffusé des images du drapeau syrien hissé par des soldats dans la ville, tandis qu'une foule d'habitants acclamait les militaires. Les rebelles évacués sont en route pour Jarablos, à la frontière syro-turque.

Des sources proches de Damas et l'Observatoire syrien des droits de l'homme ont rapporté que des accords similaires ont été conclus pour la reddition de toutes les localités du Qalamoun oriental qui échappaient encore au gouvernement.

Les rebelles ont livré jeudi une dernière bataille qu'ils ont perdue, dans la localité de Rheibi. A coups de raids aériens, de tirs d'artillerie et d'assauts de l'infanterie, l'armée syrienne a réussi à isoler cette importante bourgade des autres localités du Qalamoun oriental. Après cette avancée de l'armée, les rebelles ont accepté de partir soit vers la province d'Idleb, soit vers Jarablous.

L'armée syrienne accentue aussi la pression sur les dernières poches encore contrôlées par le groupe Etat islamique à la périphérie sud de la capitale. Des raids aériens et des pilonnages à l'artillerie ont visé les positions jihadistes à Hajar al-Aswad et dans le camp palestinien de Yarmouk.

 La situation face à l'Etat islamique

La lutte contre le groupe Etat Islamique se poursuit en Syrie, mais aussi en Irak. Les jihadistes ne contrôlent plus aucune ville, mais ils ont toujours la mainmise sur de vastes étendues désertiques, à partir desquelles ils lancent des offensives. Au moins 25 soldats pro-régime de Damas ont été tués jeudi 19 avril dans l’est de la Syrie. L’Irak voisin est d’ailleurs intervenu en territoire syrien pour contrer cette menace du groupe EI. Une soixantaine de jihadistes ont été éliminés selon Ahmed Bassem, sous-officier de l’armée irakienne.

« Les aviations irakienne, américaine, et celle de la coalition internationale, ont bombardé plusieurs positions du groupe EI en Syrie, dit-il. Trois d’entre elles, les plus stratégiques, ont été détruites. La zone qui a été bombardée est frontalière de l’Irak. A cet endroit, il y a deux villes : al-Qaïm côté irakien et Boukamal côté syrien. Les avions de guerre sont partis du territoire irakien et ont mené leur opération. Bilan : cinq véhicules appartenant à l’EI ont été détruits et entre 55 et 60 terroristes de Daech ont été éliminés. »

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