Territoires palestiniens

Attentat contre Rami Hamdallah à Gaza: le Hamas accuse l’Autorité palestinienne

Véhicule du convoi du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, après l'explosion survenue dans le nord de la bande de Gaza, le 13 mars 2018
Véhicule du convoi du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, après l'explosion survenue dans le nord de la bande de Gaza, le 13 mars 2018 REUTERS/Mohammed Salem

C'est un nouveau coup porté au processus de réconciliation entre le Fatah et le Hamas. Samedi 28 avril, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis plus de dix ans a accusé l'Autorité palestinienne d'être à l'origine de la tentative d'attentat contre son propre Premier ministre. Le 13 mars dernier, une bombe avait explosé sur le passage du convoi de Rami Hamdallah alors en visite de la bande de Gaza. Le Premier ministre palestinien en était sorti indemne. Le Hamas, qui affirme avoir tué les auteurs de cette tentative d'attentat, déclare  désormais en connaître les commanditaires: les services de renseignements de l'Autorité palestinienne.

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Selon le Hamas, ce sont trois hauts responsables du plus puissant service de renseignement de l'Autorité Palestinienne qui sont en cause, rapporte notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic.

« Les enquêtes ont montré que des hauts responsables au sein des services de renseignements à Ramallah sont le moteur de cellules (...) qui tentent de saper la sécurité dans la bande de Gaza », a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Iyad al-Bozum lors d'une conférence de presse samedi.

Le mouvement islamiste affirme que ces officiers auraient téléguidé depuis la Cisjordanie des cellules salafistes pour mener des opérations dans la bande de Gaza: la tentative d'attentat à la bombe contre le Premier ministre Rami Hamdallah le 13 mars [l'attentat avait fait sept blessés mais Rami Hamdallah en était sorti indemne], mais aussi l'attentat à la voiture piégée contre le chef de la sécurité du Hamas, Taoufik Abou Naïm en octobre dernier. Ce dernier n'avait subi que des blessures mineures.

Dans le cas du Premier ministre Rami Hamdallah, il s'agissait d'une tentative de sabotage de l'accord de réconciliation entre les deux partis rivaux palestiniens, martèle le Hamas. Des accusations niées par l'Autorité palestinienne. Selon l’accord signé au Caire, en Egypte, le 12 octobre 2017, entre les deux frères ennemis, l’Autorité palestinienne était censée à terme reprendre le contrôle total de Gaza. Depuis le 13 mars dernier, ce processus de réconciliation déjà fragile est au point mort.

à (ré)écouter : La réconciliation palestinienne à l'arrêt

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