Etats-Unis / Moyen-Orient

Tournée dans Golfe de Mike Pompeo: le secrétaire d'Etat prône la fermeté

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et son homologue saoudien Adel al-Jubeir, le 28 avril 2018 à Riyad.
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et son homologue saoudien Adel al-Jubeir, le 28 avril 2018 à Riyad. Saudi Press Agency/Handout via REUTERS

A peine investi jeudi 26 avril comme 70e secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo a entamé une tournée au Proche-Orient auprès d'alliés-clés des Etats-Unis : Israël, Jordanie et Arabie saoudite. Au menu notamment, l'accord sur le nucléaire iranien. Le nouveau chef de la diplomatie américaine est venu délivrer un message de fermeté.

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Mike Pompeo a l’oreille et le soutien de Donald Trump et il exprime les mêmes convictions sur le même ton. « L'Iran déstabilise l'ensemble de la région », a-t-il affirmé. « C'est le plus grand sponsor du terrorisme dans le monde », ou encore il « soutient le régime meurtrier d'Assad » en Syrie. Une avalanche de mots très durs de la part du secrétaire d'Etat américain avant de quitter Riyad.

Comme en écho, son homologue saoudien s'est prononcé pour un durcissement de l'accord sur le nucléaire iranien et souhaité aussi de nouvelles sanctions contre Téhéran pour son programme de missiles balistiques et son « ingérence dans les affaires des pays de la région ».

Stop au blocus du Qatar: c'est ce message simple et direct que Mike Pompeo a également délivré à ses alliés saoudiens. C'est en tout cas ce qu'affirme le New York Times. L'ex-militaire de 54 ans a donc tapé du poing sur la table et l'a fait savoir, avec un but : obtenir ce que son prédécesseur n'a jamais réussi à faire, à savoir l’arrêt du conflit au sein du Conseil de coopération du Golfe.

Le secrétaire d'Etat américain a aussi transmis ce message : il faut en finir avec la guerre au Yémen, qui a fait 10 000 morts depuis 2015, et commencer au minimum par faciliter l’accès du pays à l’aide humanitaire et au carburant. « La pire crise humanitaire du monde », ce sont les termes de l'ONU, préoccupe désormais jusqu’aux parlementaires américains, tant chaque jour un peu plus elle déstabilise une région déjà très fragilisée.

Avancer sur le règlement de ces deux dossiers, c’est aussi pour Washington le moyen de pouvoir se concentrer sur sa priorité majeure : le dossier iranien. La décision n’est pas prise, insistent les Etats-Unis, mais la diplomatie américaine semble bien préparer le terrain pour une dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en juillet 2015.

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