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Territoires palestiniens

Territoires palestiniens: Abbas critiqué pour des propos jugés antisémites

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah le 1er mai 2018.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah le 1er mai 2018. REUTERS/Mohamad Torokman
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Mahmoud Abbas sous un flot de critiques, ce mercredi 2 mai. Le président de l'Autorité palestinienne est accusé d'avoir tenu des propos antisémites lundi soir, lors de son discours devant le Conseil national palestinien, Parlement de l'OLP actuellement réuni à Ramallah. Ils ont été condamnés par Israël, les Etats-Unis, l'Union européenne et l'ONU.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Ce Conseil national palestinien doit déterminer la nouvelle stratégie de l'OLP, l'Organisation de libération de la Palestine, alors que les Etats-Unis ont à leurs yeux adopté un parti-pris pro-israélien les discréditant, disent-ils, dans leur rôle de parrain du processus de paix.

Mais dans son discours devant les membres de cette assemblée lundi 30 avril au soir, Mahmoud Abbas n'a guère évoqué l'avenir du processus de paix. Tout en se disant favorable à une solution à deux Etats, il a livré une charge contre les juifs.

Le président de l'Autorité palestinienne a relevé qu'ils avaient été victimes de massacres réguliers en Europe pendant neuf siècles, jusqu'à l'Holocauste. Mais s'interrogeant sur les motivations de cette persécution, il a estimé qu'elle n'était « pas due à leur religion » mais « à leurs fonctions sociales liées aux banques et aux prêts avec intérêts ». Selon lui, les juifs vivant dans les pays arabes n'ont pas été victimes des mêmes exactions.

« Un négationniste reste un négationniste » a répondu le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu qui souhaite que Mahmoud Abbas « disparaisse ». Ces propos sont « très alarmants et terriblement décourageants » a pour sa part jugé Jason Greenblatt, l'émissaire américain pour le Proche-Orient. Quant au représentant de l'ONU dans la région, Nikolay Mladenov, il les juge « inacceptables » et assure qu'ils « ne servent pas l'intérêt du peuple palestinien ».

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