Iran

Accord sur le nucléaire iranien: Hassan Rohani en visite «capitale» en Europe

(Photo d'illustration) Le président iranien Hassan Rohani à la sortie de son avion lors d'une visite à Moscou, le 27 mars 2017.
(Photo d'illustration) Le président iranien Hassan Rohani à la sortie de son avion lors d'une visite à Moscou, le 27 mars 2017. Alexander NEMENOV / AFP

Le président iranien entame ce lundi 2 juillet un voyage en Suisse et en Autriche. Une visite « d'une importance capitale », selon Téhéran, après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien.

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L'avion d'Hassan Rohani a décollé de Téhéran ce lundi en début d'après-midi, selon la télévision d'Etat iranienne. Le chef d'Etat est accompagné d'une importante délégation et doit se rendre en Suisse dans un premier temps jusqu'à ce mardi, avant une visite à Vienne mercredi. La capitale autrichienne où a été signé en juillet 2015 l'accord international sur le nucléaire iranien.

L'Autriche assure depuis dimanche et pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne (UE), et la Suisse représente les intérêts des États-Unis en Iran, en l'absence de relations diplomatiques entre ces deux pays.

Ce voyage sera « l'occasion de parler de l'avenir de l'accord », a déclaré Hassan Rohani avant de monter à bord de son avion. « Dans le contexte actuel du retrait des États-Unis (...) et des négociations intenses entre l'Iran et l'Europe pour trouver les moyens de préserver cet accord », ce voyage« est d'une importance capitale en ce qu'il pourra fournir un tableau plus précis de la coopération entre l'Iran et l'Europe », a indiqué samedi 30 juin l'agence semi-officielle Isna, en citant le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi.

Blocage américain

Avec son chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif, le président iranien conservateur modéré réélu en 2017 avec l'appui des réformateurs, a été le principal artisan iranien de l'accord de Vienne, dont il a fait la pierre angulaire de sa politique d'ouverture vers l'Occident, qui lui vaut d'être sévèrement critiqué par le camp ultraconservateur iranien.

L'accord de Vienne a été signé entre l'Iran et le Groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne). Depuis le retrait américain annoncé en mai par le président Donald Trump, les autres partenaires de l'Iran dans cet accord répètent leur volonté de le conserver, mais l'Iran demande des « garanties » pour pouvoir rester.

(Avec AFP)

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