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Yémen

Yémen: l'ONU déclare «perdre le combat contre la famine»

Huit millions de Yéménites dont 5 millions d’enfants sont en situation de famine et 21 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.
Huit millions de Yéménites dont 5 millions d’enfants sont en situation de famine et 21 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. REUTERS/Khaled Abdullah/File Photo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Yémen est face à l’abîme. L’ONU a annoncé vendredi perdre le combat contre la famine qui menace le pays. Cinq millions d’enfants sont très sévèrement malnutris, 3/4 de la population dépend maintenant de l’aide humanitaire d’urgence. Une aide que l’ONU a de plus en plus de mal à distribuer suite à la reprise des combats sur la route reliant le port commercial d’Hodeïda à la ville de Sanaa. A cela s’ajoute une situation économique catastrophique avec une monnaie qui a perdu 30 % de sa valeur en un mois. L’organisation demande à toutes les parties au conflit d’engager un dialogue politique pour une sortie de crise et de permettre un pont aérien pour évacuer les blessés et les malades.

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Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

L’effondrement du Yémen n’est plus qu’une question de temps. C’est le constat dressé par Mark Lowcock, le directeur des Affaires humanitaires de l’ONU : « Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d'éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays. »

En cause, la montée des prix des denrées liée à la dévaluation du riyal yéménite et la reprise des combats sur l’axe commercial d’Hodeïda à Sanaa qui pourrait plonger 3,5 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Un chiffre qui viendrait s’ajouter aux 8 millions de yéménites dont 5 millions d’enfants déjà en situation de famine et aux 21 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. « La question aujourd’hui est de savoir qui peut faire quelque chose pour éviter cette catastrophe en devenir ? Les organisations humanitaires ne peuvent simplement pas répondre aux besoins de 29 millions de Yéménites. C’est intenable. »

Outre des mesures économiques et la reprise des négociations politiques, Marc Lowcock a surtout réclamé la mise en place d’un pont aérien. Celui-ci permettrait de soigner les malades qui ne peuvent plus bénéficier plus de soins au Yémen.

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