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Syrie

Syrie: Damas envoie un célèbre général sur le front d'Idleb

Des civils fuient la ville d'Idleb, le 6 septembre 2018, dans la crainte d'une offensive de grande envergure dans le dernier grand bastion des insurgés en Syrie.
Des civils fuient la ville d'Idleb, le 6 septembre 2018, dans la crainte d'une offensive de grande envergure dans le dernier grand bastion des insurgés en Syrie. Aaref WATAD / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le chef d’une importante unité d’élite de l’armée syrienne est arrivé dans la province d’Idleb, où les forces gouvernementales menacent de lancer une vaste offensive si les jihadistes n’évacuent pas la zone démilitarisée établie dans le cadre d’un accord entre la Russie et la Turquie, le 17 septembre.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Le général Souhail al-Hassan est arrivé à la base aérienne d’Abou Zouhour, à l’est de la province d’Idleb, après avoir reçu l’ordre de l’état-major de l’armée syrienne de se déployer sur ce front, selon des sources militaires à Damas, citées par des médias.

L’officier syrien, qui dirige une des plus célèbres unités d’élite appelée « Les forces du Tigre », a inspecté la ligne de front en compagnie d’autres commandants militaires. Leur mission est de relancer l’offensive dans ce secteur, suspendue après un accord russo-turc visant à établir une zone démilitarisée large de 15 à 20 kilomètres dans cette province contrôlée à 60% par des groupes jihadistes.

S’ils ont bien retiré leurs armes lourdes, conformément à l’accord russo-turc, les jihadistes ont annoncé, le 13 octobre, leur refus d’évacuer la zone démilitarisée.

Hayat Tahrir al-Cham, l’ancienne branche syrienne d’al-Qaïda, a fait savoir dans un communiqué qu’elle comptait poursuivre le combat contre l’armée syrienne et n’envisageait pas de rendre ses armes.

Les troupes gouvernementales ont intensifié leurs pressions et ont commencé des manœuvres près des lignes de front, à l’est d’Idleb. Des avions de reconnaissance ont survolé le secteur ces dernières 24 heures.

Une source militaire syrienne a affirmé que si les jihadistes ne se retiraient pas de la zone démilitarisée, l’offensive reprendrait dans les jours qui viennent, sans donner de date précise.

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