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Israël / Cisjordanie

Village bédouin de Khan al-Ahmar: situation confuse au gouvernement israélien

Manifestation de joie en Cisjordanie, le 21 octobre 2018, après l'annonce de la suspension du projet de démolition du village bédouin de Khan al-Ahmar.
Manifestation de joie en Cisjordanie, le 21 octobre 2018, après l'annonce de la suspension du projet de démolition du village bédouin de Khan al-Ahmar. REUTERS/Mohamad Torokman
Texte par : RFI Suivre
2 min

Tôt ce dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la suspension - jusqu'à nouvel ordre - du projet de démolition de Khan al-Ahmar, un village bédouin situé en Cisjordanie occupée. Mais l'annonce a provoqué une levée de boucliers de l'aile droite du gouvernement.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Il s’agit peut-être d’un sursis de courte durée car la situation est pour le moins confuse. Ce dimanche, une réunion extraordinaire du Cabinet de sécurité israélien a lieu à Jérusalem pour statuer sur le sort de ce village de tôle et de toile qui abrite environ 200 bédouins à l'est de Jérusalem. Ainsi, en fin de matinée, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a indiqué que Khan al-Ahmar serait évacué dans les plus brefs délais.

Il faut dire que depuis la publication d’un communiqué de la présidence du Conseil qui parlait de report jusqu’à nouvel ordre de la démolition du village, l’aile droite du gouvernement rue dans les brancards. Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, affirme qu’il s’oppose lui-même à cette décision. Un député propose même d’organiser demain une manifestation dans le village de Khan al-Ahmar.

Israël fait face dans cette affaire à une forte opposition internationale : huit pays européens ont signé fin septembre un texte pour mettre en garde les autorités israéliennes sur les conséquences très graves qu’aurait la démolition programmée.

Entre deux feux

Israël propose donc maintenant de donner une nouvelle chance à des négociations avec les 200 habitants du village pour trouver un compromis.

Il faut comprendre aussi que l’installation d’une colonie de peuplement en lieu et place de Khan al-Ahmar couperait la Cisjordanie en deux, et ne permettrait plus l’existence d’un Etat palestinien viable.

Benyamin Netanyahu est donc pris entre deux feux sur cette question, comme sur plusieurs autres : l’opposition internationale d’un côté et celle de la droite israélienne de l’autre.

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