Irak

Irak: le nouveau Premier ministre Adel Abdel Mahdi a prêté serment

Le nouveau Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, le 24 octobre 2018 à Bagdad. A ses côtés, le président du Parlement Mohammed al-Halbousi.
Le nouveau Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, le 24 octobre 2018 à Bagdad. A ses côtés, le président du Parlement Mohammed al-Halbousi. REUTERS/Khalid al Mousily/File Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'Irak a officiellement un Premier ministre et un gouvernement. Le pays traverse actuellement une période charnière, post-guerre contre l'organisation Etat islamique, sans que la scène politique ne soit parvenue à s'unir pour désigner les nouvelles autorités. Dans la nuit du jeudi 25 octobre 2018, le Parlement a finalement accordé sa confiance à Adel Abdel Mahdi et à 14 des ministres qu'il proposait. Mais les postes-clés, comme la Défense et l'Intérieur, restent à pourvoir.

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Tard dans la nuit, Adel Abdel Mahdi a prêté serment en tant que Premier ministre de l'Irak. Le cinquième depuis la chute du dictateur Saddam Hussein en 2003. Après la formation d'un Parlement fragmenté début septembre, il a été difficile de trouver un consensus.

Le nouveau chef du gouvernement, indépendant, a tenté de proposer des places dans son cabinet aux multiples forces parlementaires. Mais mercredi encore, la discorde a régné durant plusieurs heures.

Le programme gouvernemental d'Adel Abdel Mahdi a tout de même été validé par un vote à mains levées. Il a pour lignes principales : le développement du pays et le retour à la stabilité. Le Premier ministre a notamment affirmé vouloir reprendre en main les armes du pays, actuellement fragmenté par de nombreuses milices.

Le nouveau Premier ministre a également affiché sa volonté de mettre fin au conflit entre Bagdad et la région indépendantiste du Kurdistan. Il a d'ailleurs nommé comme ministre des Finances Fouad Hussein, candidat malheureux à la présidentielle irakienne soutenu par le PDK, le parti kurde au pouvoir dans la région.

Il faudra attendre le 6 novembre prochain pour rediscuter des huit postes ministériels toujours vacants. Des postes stratégiques tels que la Défense, l'Intérieur, ou encore la Justice.

► À relire : Le candidat soutenu par le bloc pro-Iran élu président du Parlement irakien

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