Turquie / Irak

Ankara et Bagdad s’entendent pour coopérer davantage contre le terrorisme

Poignée de main entre les présidents irakien Barham Saleh (g) et turc Recep Tayyip Erdogan, lundi 3 janvier 2019.
Poignée de main entre les présidents irakien Barham Saleh (g) et turc Recep Tayyip Erdogan, lundi 3 janvier 2019. Kayhan Ozer/Presidential Press Office/Handout via REUTERS

Le président irakien Barham Saleh est en visite ce jeudi à Ankara où il a rencontré son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Au cours de leur entretien, les deux dirigeants ont insisté sur leur volonté de renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.

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« Nous sommes conscients de l'importance qu'il y a à ce que nous travaillions ensemble pour avoir du succès dans notre lutte contre le terrorisme », a déclaré lors d'une conférence de presse conjointe Recep Tayyip Erdogan.

« Si Dieu le veut, nous allons approfondir notre coopération dans ce domaine », a poursuivi le président turc, citant nommément le groupe Etat islamique (EI), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le mouvement guléniste accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch manqué de juillet 2016.

Le président irakien a assuré qu’il souhaitait « une coopération réelle et un partenariat stratégique avec la Turquie » estimant que cela bénéficierait « non seulement aux deux pays, mais à l'ensemble de la région ».

Le PKK, qui mène une insurrection armée en Turquie depuis 1984, dispose dans le nord de l'Irak de bases arrière régulièrement visées par les forces armées turques. Jeudi encore, l'armée turque a ainsi affirmé avoir détruit la veille, dans les zones de Zap, Metina et Avashin-Basyan, des abris et des dépôts de munitions appartenant au PKK, classé organisation « terroriste » par la Turquie, mais aussi l'Union européenne, les Etats-Unis et le Canada.

Mi-décembre, ces frappes avaient provoqué des remous dans les relations entre les deux pays : les autorités irakiennes avaient convoqué l'ambassadeur turc à Bagdad pour protester contre les bombardements turcs « répétés » sur le sol irakien, dénonçant une « violation de la souveraineté » de l'Irak.

Ankara avait pour sa part appelé Bagdad à coopérer dans la lutte contre le PKK, invoquant dans le cas contraire son droit à la légitime défense pour intervenir en Irak.

(Avec AFP)

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