Yémen

L'émissaire de l'ONU au Yémen pour consolider la trêve conclue en décembre

L'émissaire de l'ONU Martin Griffiths (centre) à son arrivée à Sanaa, le 5 janvier 2019.
L'émissaire de l'ONU Martin Griffiths (centre) à son arrivée à Sanaa, le 5 janvier 2019. REUTERS/Khaled Abdullah

L’émissaire de l’ONU pour le Yémen est arrivé ce samedi 5 janvier à Sanaa, la capitale du pays, pour consolider la trêve conclue mi-décembre à Hodeïda. L’accord vise à apaiser les combats qui opposent le gouvernement aux rebelles houthis depuis 2014. Etat des lieux de ce conflit qui n’en finit pas.

Publicité

Martin Griffiths est arrivé dans la capitale yéménite pour des discussions avec les chefs rebelles en vue de consolider la trêve dans le port stratégique de Hodeïda. L'émissaire des Nations unies doit ensuite se rendre à Riyad pour rencontrer le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, en exil en Arabie saoudite voisine, et d'autres responsables.

A Sanaa, ville tenue par les rebelles houthis, Martin Griffiths doit s'entretenir avec des responsables houthis et avec Patrick Cammaert, le chef des observateurs de l'ONU au Yémen, qui préside le comité mixte (rebelles-gouvernement) chargé notamment de mettre en oeuvre la trêve à Hodeïda (ouest), selon l'ONU.

Les Nations unies espèrent réunir toutes les parties d'ici la fin du mois de janvier pour un suivi des avancées obtenues lors de pourparlers à Stockholm le 18 décembre, ont fait savoir des diplomates.

Ces négociations inter-yéménites ont permis d’aboutir à un accord de cessez-le-feu et à un retrait des troupes à Hodeïda. La ville est devenue un enjeu stratégique dans le conflit puisqu’elle possède le principal port du pays par lequel s’achemine l’aide humanitaire, mais aussi les armes des rebelles houthis. L’accord entériné à Stockholm par les Nations unies a vite été remis en cause par les deux camps, qui s’accusent mutuellement de ne pas respecter la trêve.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail