Iran

Le Parlement iranien fait un geste pour apaiser les tensions sociales

Le président du Parlement iranien a accepté qu'une enquête soit menée sur des allégations de torture contre un syndicaliste.
Le président du Parlement iranien a accepté qu'une enquête soit menée sur des allégations de torture contre un syndicaliste. Nazanin Tabatabaee Yazdi/TIMA via REUTERS

Après des allégations de tortures d'un ouvrier syndicaliste lors d'une récente détention, le Parlement iranien a décidé d'ouvrir une enquête, une décision rare qui intervient dans un climat de tensions sociales ces derniers mois.

Publicité

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Le président du Parlement iranien a accepté qu'une enquête soit menée par une commission parlementaire sur les accusations de tortures lancées par un leader ouvrier gréviste. Esmail Bakhshi, l'un des chefs du récent mouvement de grève dans une usine de production de sucre dans le sud du pays, avait en effet affirmé sur les réseaux sociaux avoir été torturé lors d'une récente détention.

Plusieurs médias iraniens, mais aussi des organisations estudiantines ainsi que le député Ali Motahari, connu pour son franc-parler, ont demandé ces derniers jours que le ministre des Renseignements donne des explications. Les autorités locales ont toutefois démenti les accusations du syndicaliste qui a été libéré depuis plusieurs semaines.

Le geste du Parlement intervient alors que l'Iran a connu ces derniers mois une série de mouvements de grève qui ont touché plusieurs secteurs industriels. Les grévistes protestent contre la dégradation de la situation économique ou le non-paiement de leurs salaires. Les autorités ont pris des mesures pour calmer la situation, notamment en versant les arriérés de salaire.

Depuis le retour des sanctions américaines l'été dernier, l'économie iranienne connaît une forte dégradation économique avec une envolée des prix.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail