Etats-Unis / Yémen

Washington confirme la mort du cerveau de l'attentat contre l'USS Cole

Jamal al-Badawi, dont la tête avait été mise à prix 5 millions de dollars par les Etats-Unis (ici lors de son jugement à Sanaa, le 8 décembre 2004).
Jamal al-Badawi, dont la tête avait été mise à prix 5 millions de dollars par les Etats-Unis (ici lors de son jugement à Sanaa, le 8 décembre 2004). REUTERS/Khaled Abdullah

Les Etats-Unis ont confirmé officiellement ce dimanche 6 janvier la mort de Jamal al-Badawi, considéré comme le cerveau de l'attentat contre l'USS Cole en octobre 2000. Il a été tué par un tir de drone au Yémen le 1er janvier dernier.

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Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

« Notre formidable armée a rendu justice aux héros tués et blessés dans la lâche attaque contre l'USS Cole », a tweeté le président américain. « Nous venons de tuer le leader de cette attaque, Jamal al-Badawi », a-t-il écrit. « Nous n'arrêterons jamais notre combat contre le terrorisme islamique radical! », a-t-il ajouté.

Jamal al-Badawi figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par la justice américaine, qui l'avait inculpé en 2003 de 50 chefs d'accusation de terrorisme. Une prime de 5 millions de dollars avait été mise sur sa tête.

Pourtant, le Yéménite, ancien agent d'al-Qaida, avait échappé aux Etats-Unis pendant de longues années. Même capturé par les autorités de son pays, il avait réussi, par deux fois, à s'enfuir, en 2003 et en 2006, malgré une condamnation à mort prononcée par la justice locale. Quelques mois plus tard, il avait finalement conclu un accord pour collaborer avec les autorités yéménites, provoquant la fureur de Washington.

Car les Américains, eux, ne comptait pas laisser impunie l'attaque contre leur frégate USS Cole, au large du port d'Aden,le 17 octobre 2000. Ce jour-là, un canot qui aurait été fourni et équipé par Jamal-Badawi avait explosé contre le destroyer, éventrant le flanc du bâtiment et provoquant la mort de 17 marins et blessant 39 autres. L'attentat, vécu comme un traumatisme pour l'armée américaine, avait été revendiqué par le fondateur d'al-Qaïda Oussama ben Laden.

Plus de 18 ans plus tard, l'opération du 1er janvier dernier contre le terroriste a elle été menée à l'aide d'un drone. Elle serait la première frappe américaine au Yémen depuis cet été.

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