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Syrie / Kurdes

Kurdistan syrien: utopie ou réalité politique?

Des Kurdes syriens de Kobané marchent en direction de la frontière turque, en juin 2015 (photo d'illustration).
Des Kurdes syriens de Kobané marchent en direction de la frontière turque, en juin 2015 (photo d'illustration). REUTERS/Murad Sezer
Texte par : Eric Bataillon
3 mn

Une expérience est en cours dans le nord-est de la Syrie sur un territoire coincé entre la Turquie au nord, l’Irak à l’est et la Syrie de Bachar el-Assad au sud. Un espace qui va de Kobané à Abou Kamal et al-Malikiyah. S’agit-il d’une utopie ou d’une réalité politique ? C’est la question que se pose notre partenaire, la revue Moyen-Orient, dans sa dernière livraison qui sort en kiosque ce mois-ci.

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Cette expérience permet aux Kurdes des YPG, le Parti de l’union démocratique, d’administrer eux-mêmes un vaste espace peuplé d’environ 3 millions de personnes en fonction d’une vision particulière de la société, entre municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique.

Une gestion qui entraîne souvent de profonds changements dans la vie quotidienne. Ainsi en est-il de l’enseignement de l’histoire dans 80% des écoles de la région autonome : depuis 2012, les manuels scolaires ont évolué pour laisser plus de place à une histoire racontée « du point de vue » des Kurdes. Qu’il s’agisse de l’histoire locale comme de l’histoire régionale et internationale.

Et si les manuels d’histoire du Rojava changent, la langue d’apprentissage évolue, elle aussi. L’ambition est d’enseigner en kurde et en arabe, les deux langues les plus parlées dans la région, mais aussi en syriaque et en arménien (pour les chrétiens). Même si ces derniers étudient plutôt dans des écoles administrées par Damas, avec donc un enseignement plus classique, plus « syrien ».

Quelle idéologie transparaît dans les manuels d’histoire du Rojava ? Sans surprise, elle a un lien avec un mouvement politique particulier, le PKK, même si elle donne de la place aux autres mouvements kurdes, notamment d’Irak. Et si Abdullah Ocalan est présenté comme un leader parmi d’autres, il est malgré tout identifié comme le guide, et dans les livres il y a un avant et un après-Ocalan.

« Orient hebdo » a reçu l’historien Boris James, chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient à Erbil, capitale du Kurdistan irakien.

A lire dans ce même numéro 41 de notre partenaire, la revue Moyen-Orient, la question de la gouvernance après la chute de Daech et les défis économiques et agricoles qui attendent le Rojava dans les mois qui viennent.

Pour en savoir plus : diffusion le dimanche 27 janvier 2019 dans l’émission « Orient hebdo »

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