Yémen

Yémen: l'application de l'accord sur la ville d'Hodeïda repoussée

Hodeïda est une ville stratégique car son port est le point d’entrée des trois quarts de l’aide humanitaire internationale qui arrivent au Yémen.
Hodeïda est une ville stratégique car son port est le point d’entrée des trois quarts de l’aide humanitaire internationale qui arrivent au Yémen. REUTERS/Abduljabbar Zeyad

La mise en oeuvre de l'accord sur la trêve à Hodeda et sur l'échange de prisonniers est officiellement repoussée. C'est l'émissaire de l'ONU au Yémen qui l'a dit très clairement ce 28 janvier. Les accords conclus en décembre en Suède se heurtent à la difficulté du terrain.

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« Les échéances prévues par l'accord étaient ambitieuses », affirme l'émissaire de l'ONU au Yémen dans une interview au quotidien saoudien Asharq Al- Awsat. «La situation est complexe sur le terrain », ajoute-t-il.

En décembre dernier l'ONU avait organisé des pourparlers en Suède entre le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite et les rebelles houthis, appuyés par l'Iran. Un mince espoir vers la paix en était sorti avec la signature d'un accord pour une trêve dans la ville stratégique d'Hodeïda ainsi que pour l'organisation d'un échange massif de prisonniers.

Mais depuis, les combats n'ont pas cessé dans la ville portuaire. Les forces houthies refusent d'abandonner leurs positions et manquent d'unité. L'émissaire de l'ONU Martin Griffiths assure tout de même que la dynamique des pourparlers en Suède est toujours là, mais les délais de mis en oeuvre ont été prolongés. Il a parallèlement confirmé le remplacement du chef des observateurs des Nations unies chargés de superviser la trêve à Hodeïda. Il était critiqué par une partie des Houthis. Son équipe a été attaquée il y a une dizaine de jours dans Hodeïda, sans qu'il y ait de victime.

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