Accéder au contenu principal
Allemagne / France / Syrie

Arrestations inédites de Syriens accusés d'avoir torturé dans leur pays

Des policers devant le Service fédéral de renseignement (BND), service de renseignement extérieur du gouvernement fédéral allemand.
Des policers devant le Service fédéral de renseignement (BND), service de renseignement extérieur du gouvernement fédéral allemand. JOHN MACDOUGALL / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est une première : trois Syriens ont été arrêtés en Allemagne et en France. Ces anciens collaborateurs des services de renseignement de Damas sont soupçonnés de crimes contre l'humanité et d'actes et de torture commis sur des opposants au régime syrien. Ils ont été interpellés dans le cadre d'une opération commune entre la France et l'Allemagne.

Publicité

« L’Allemagne a montré à nouveau qu’elle prend au sérieux les poursuites contre les tortures commises en Syrie. C’est un signal important pour les victimes du régime Assad », déclare l’avocat Wolfgang Kaleck

Secrétaire général du Centre européen pour les droits humains et constitutionnels, Wolfgang Kaleck se bat depuis longtemps pour cette cause. Génocide, tortures et crimes contre l’humanité peuvent être poursuivis dans un pays même si les victimes et les personnes incriminées ne sont pas des ressortissants de ce pays et si leurs crimes ont été commis à l’étranger.

En l’occurrence, les membres présumés des services de renseignement syriens – deux ont été arrêtés en Allemagne, le troisième en région parisienne - sont soupçonnés de crimes contre l’humanité en 2011 et 2012 sur des opposants au régime Assad, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

Les deux suspects arrêtés en Allemagne sont identifiés sous les noms d'Anwar R. et Eyad A. L'un d'entre eux à été arrêté à Berlin, l'autre en Rhénanie-Palatinat. Ils sont respectivement âgés de 56 et 42 ans. Ils ont quitté la Syrie en 2012 après avoir officié dans un centre de détention à Damas.

Le troisième homme a été interpellé en région parisienne et placé en garde à vue le 12 février, précise-t-on au parquet de Paris.  La justice française s'intéresse à des faits commis en Syrie entre mars 2011 et 2013.

Les enquêteurs français et allemands qui ont créé une équipe commune ont pu s’appuyer sur les témoignages de victimes réfugiées en Europe. C’est là qu’elles ont reconnu leurs bourreaux qui ont eux aussi quitté la Syrie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l’homme, ONG basée à Londres, au moins 60 000 personnes sont mortes sous la torture ou sont décédées suite aux terribles conditions de détention dans les prisons du régime.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.