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Moyen-Orient/Pologne

Conférence de Varsovie: quand la vision américaine du Moyen-Orient s'impose

La «photo de famille» de la rencontre internationale de Varsovie, impulsée par les Etats-Unis, sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, le 14 février 2018.
La «photo de famille» de la rencontre internationale de Varsovie, impulsée par les Etats-Unis, sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, le 14 février 2018. REUTERS/Kacper Pempel
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La conférence sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient s'est achevée hier à Varsovie. Une soixantaine de pays étaient réunis à la demande des Etats-Unis dans la capitale polonaise. Une conférence boudée par les Européens et dont l’objectif officiel était de construire un avenir meilleur pour le Moyen-Orient. Mais pour les Etats-Unis il s’agissait surtout d’organiser la lutte contre l’influence iranienne dans la région. Cette conférence a bel et bien été dominée par la vision américaine du Moyen-Orient.

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avec notre envoyée spéciale à Varsovie, Oriane Verdier

L’argument a été martelé tout au long de la journée : L’Iran est notre menace commune au Moyen-Orient. Le but était d’amener la soixantaine de participants présents à Varsovie hier à se ranger derrière les Etats-Unis présentés à plusieurs reprises comme la «force du bien» au Moyen-Orient tant par le secrétaire d'Etat que par le vice-président américains.

Selon le vice-président américain, Mike Pence, les pays réunis tels que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Israël ou encore la France et l’Allemagne, partagent tous une même volonté de défendre les droits de l’Homme. « Nous sommes ici aujourd’hui à cause de ce qui nous uni: notre engagement partagé pour le progrès de la sécurité, de la prospérité et des droits de l’Homme au Moyen Orient », a t-il martelé. Mike Pence a également loué les victoires de Donald Trump aux Etats-Unis, en ajoutant que le rêve du président américain était de voir le Moyen-Orient ressembler à Israël, vivant selon lui, en paix avec la diversité de ses habitants.

Quelques disensions parmi les participants

La simple question de Jérusalem nous ramène au problème du conflit israélo-palestinien. L’autorité palestinienne avait, de toutes façons, refusé de participer à l’événement. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu s’est publiquement félicité d’avoir pu s’unir aux pays arabes les plus importants pour se dresser contre l’Iran lors de l’événement de Varsovie, mais le conflit israélo-palestinien reste un point de discorde difficilement contournable.

L’Union européenne, elle, était présente a minima à Varsovie. Mike Pence a ouvertement critiqué les choix de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni face à l’Iran. Les trois pays ont annoncé il y a deux semaines la création d’un système commercial avec l’Iran, afin de contourner les sanctions américaines imposées à Téhéran. L’Union européenne juge dangereuse la stratégie trop frontale – présentée une fois de plus, par les Etats-Unis -, pour affronter l’Iran, présentée à nouveau à Varsovie.

D'ailleurs, en fin de journée, à l'heure du bilan, Mike Pompeo qui le matin même appelait lui aussi à s’unir pour affronter l’Iran a opté pour un discours moins direct. « Nous sommes bien au courant que toutes les nations ne partagent pas le même point de vue, a déclaré le secrétaire d'Etat américain, nous l’avons bien entendu durant ce rassemblement. L’objectif de cette conférence était la paix, la stabilité et la prospérité au Moyen Orient. Je pense que c’est que nous avons accompli. »

Pour l’heure aucune annonce concrète si ce n’est le lancement d’un processus dit de Varsovie, un système de groupes de travail pour continuer à parler de la paix au Moyen-Orient.

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