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Gaza

Les tensions remontent entre Gaza et Israël

Gaz lacrymogènes des forces israéliennes contre des manifestants palestiniens à la barrière de séparation entre Gaza et Israël, le 1er mars 2019.
Gaz lacrymogènes des forces israéliennes contre des manifestants palestiniens à la barrière de séparation entre Gaza et Israël, le 1er mars 2019. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Comme chaque vendredi depuis près d'un an désormais, un nouveau rassemblement de protestation doit avoir lieu ce vendredi dans la bande de Gaza, près de la barrière de séparation avec Israël. Les manifestants réclament la levée du blocus imposé à l'enclave palestinienne depuis la prise de pouvoir par le mouvement islamiste Hamas. Après une certaine accalmie cet hiver, les tensions se font à nouveau plus fortes. Les confrontations entre militants gazaouis et armée israélienne sont désormais quotidiennes.

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Avec nos envoyés spéciaux à Gaza,  Hassan Jaber et Guilhem Delteil

Après la confrontation du mois de novembre dernier, les groupes armés de Gaza et Israël avaient conclu un accord. Selon le Hamas, le Qatar devait lui apporter 25 millions de dollars d'aide par mois et Israël s'était engagé à assouplir le blocus imposé à Gaza. Mais cet accord n'a pas été respecté, dénonce Ghazi Hamad, l'un des cadres du mouvement islamiste.

« On attendait du cessez-le-feu qu'il permette une amélioration de la situation. Qu'Israël autorise les dons du Qatar pour l'électricité et les salaires de nos fonctionnaires et qu'il augmente le nombre de camions autorisés à entrer à Gaza. Mais rien n'est respecté », dit-il.

Envois de ballons auxquels sont attachés des engins explosifs ou incendiaires, bombardement de positions du Hamas en réponse, ces dernières semaines, les accrochages se sont multipliés. Mais ils devraient rester sous contrôle, juge Mkhaimar Abu Saada, professeur de sciences politiques à l'université Al Azhar de Gaza :

« Ces tensions croissantes sont très calculées, dit-il. Le Hamas ne veut pas pousser Israël à lancer une opération militaire. Et je pense qu'en parallèle, Israël ne souhaite pas une confrontation avec le Hamas avant les élections. »

Le véritable test sera dans trois semaines. La « Grande marche du retour » marquera son premier anniversaire. Ses organisateurs espèrent alors rassembler des dizaines de milliers de personnes.

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