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Jordanie / Jérusalem

Esplanade des Mosquées: Amman s'oppose à la fermeture d’une salle de prière

La mosquée Al-Aqsa, le 14 mars 2019. Elle est située sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée et annexée par Israël.
La mosquée Al-Aqsa, le 14 mars 2019. Elle est située sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée et annexée par Israël. REUTERS/Ammar Awad
Texte par : RFI Suivre
1 mn

La salle de prière de la porte de la Miséricorde devra fermer. C’est la décision prise par un tribunal israélien dimanche 17 mars. Cette salle se situe dans le complexe de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, lieu saint pour les juifs et les musulmans et lieu de nouvelles tensions ces dernières semaines. Cette décision de justice irrite beaucoup la Jordanie, le royaume voisin qui administre les lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem. La Jordanie déploie d’importants efforts diplomatiques pour s’y opposer.

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Avec notre correspondant à Amman,  Jérôme Boruszewski

La justice israélienne a pris une décision illégale pour la Jordanie, car la mosquée Al-Aqsa est située à Jérusalem-Est dans les Territoires palestiniens occupés, elle ne doit donc pas être soumise à l’autorité judiciaire israélienne, argumente le ministère jordanien des Affaires étrangères.

Le ministère rappelle que seul le Conseil du Waqf, c’est-à-dire la fondation qui administre les lieux saints musulmans de Jérusalem et dont les membres sont désignés par la Jordanie, a compétence pour gérer les affaires de la mosquée. Le gouvernement jordanien demande donc à la justice israélienne d’annuler sa décision.

Dans le même temps, le Parlement jordanien s’est aussi saisi de la question et il doit se réunir en urgence, lundi, en présence du Premier ministre pour débattre de la décision israélienne de fermer la salle de prière de la porte de la Miséricorde.

Depuis le mois dernier, la diplomatie jordanienne est mobilisée sur ce sujet sensible. Fin février, elle s’était félicitée d’avoir obtenu par la négociation la libération de deux dignitaires du Waqf après leur brève arrestation. Elle ne cesse de dénoncer les violences qui ont eu lieu sur l’esplanade des Mosquées ainsi que, selon elle, les provocations de la part d’Israël.

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