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Arabie saoudite / Justice

Arabie saoudite: des diplomates étrangers bien silencieux au procès Khashoggi

Un manifestant tient un portrait du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l'extérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, le 25 octobre 2018.
Un manifestant tient un portrait du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l'extérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, le 25 octobre 2018. REUTERS/Osman Orsal
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En octobre dernier, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi était assassiné au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie. Après avoir nié toute responsabilité, les autorités du royaume ont fini par admettre un meurtre commis par des éléments « incontrôlés » et ont accusé onze ressortissants saoudiens, dont le procès s'est ouvert en janvier dernier. Les audiences se déroulent à huis clos, mais des diplomates étrangers - et notamment français - ont pu y assister, ce qui suscite des critiques.

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Les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont été invités par les autorités saoudiennes à suivre le procès des 11 accusés du procès Khashoggi. C'est ainsi que des diplomates - français notamment - ont assisté à des audiences à Riyad. Mais ces observateurs restent silencieux, aucune information ne filtre sur le déroulement du procès. Par ailleurs, leur présence risque d'offrir une caution internationale à un processus judiciaire opaque.

Il y a quelques jours, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, s'en est inquiétée. Un sentiment partagé par Katia Roux de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International.

« Les organismes indépendants de surveillance et les médias ne sont pas autorisés à assister au procès qui se déroule donc à huis clos depuis début janvier, ce qui est extrêmement préoccupant, estime-t-elle. Dans ces conditions inacceptables, la présence de ces diplomates risque d’être perçue comme la légitimation d’un procès potentiellement marqué par des irrégularités. Et le fait de garder le silence sur la manière dont se déroule ce procès pour ces gouvernements les rend finalement complices d’un système judiciaire biaisé. »

Le mois dernier, 36 pays ont lancé un appel demandant à l'Arabie saoudite « une enquête rapide et approfondie » sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Le royaume, de son côté, refuse toute enquête internationale indépendante.

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