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ONU

ONU: le témoignage de Nujeen Mustafa, réfugiée de Syrie en fauteuil roulant

Nujeen Mustafa témoignait sur la place des handicapés dans le conflit en Syrie, le mercredi 24 avril 2019 au Conseil de sécurité de l'ONU. En 2015, elle était sur la route vers l'Europe pour échapper au conflit.
Nujeen Mustafa témoignait sur la place des handicapés dans le conflit en Syrie, le mercredi 24 avril 2019 au Conseil de sécurité de l'ONU. En 2015, elle était sur la route vers l'Europe pour échapper au conflit. AFP PHOTO/STR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Conseil de sécurité de l’ONU a fait mercredi un point sur la situation humanitaire en Syrie, comme elle doit malheureusement le faire régulièrement. Pour la première fois, une jeune femme handicapée est venue apporter un témoignage poignant qui a marqué les esprits.

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Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Nujeen Mustafa a aujourd’hui 20 ans, et est réfugiée en Allemagne. Mais elle n’est pas une réfugiée comme les autres. En 2014, alors que la guerre faisait rage à Alep, elle est restée plusieurs jours calfeutrée dans sa salle de bain en espérant échapper aux bombardements.

Puis elle a réussi à quitter la ville, pour finalement rejoindre l’Europe. Ce genre d’histoire n’a malheureusement rien d’inédit. Mais si ce témoignage est historique, c’est que Nujeen Mustafa souffre de paralysie cérébrale. Son odyssée, elle l’a vécue en fauteuil roulant.

Elle a eu la chance de pouvoir compter sur sa famille, particulièrement sur les femmes, puisqu’elle explique qu’une jeune fille ne peut pas demander à un homme de la porter quand c’est nécessaire.

« Nous sommes les invisibles »

Selon l’ONG Human Right Watch, ce serait la première fois que le Conseil de sécurité est ainsi formellement confronté à la question du « droit des handicapés pris aux pièges dans des conflits armés ».

►À lire aussi : Syrie : les enfants handicapés et mutilés par la guerre menacés d'exclusion

D’ailleurs, très peu de données sont disponibles. « Nous sommes les invisibles », a déploré Nujeen Mustapha. Des invisibles qui seraient pourtant 175 000 dans la seule ville d’Idleb, bien souvent blessés à cause de la guerre. Et alors qu’on y redoute une grande offensive gouvernementale contre les jihadistes qui y sont encore retranchés, le sort de ces gens à mobilité réduite est particulièrement inquiétant.

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