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Yémen / France

Yémen: le cargo saoudien renonce au Havre et à son chargement d'armes

Le «Bahri Yanbu», cargo géant de 220 m, mouillait depuis mercredi 8 mai à 30 km du Havre (nord-ouest) sans bouger.
Le «Bahri Yanbu», cargo géant de 220 m, mouillait depuis mercredi 8 mai à 30 km du Havre (nord-ouest) sans bouger. LOIC VENANCE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le cargo saoudien qui était attendu au port du Havre où il devait charger des armes, ne fera finalement pas escale dans le port français. Une ONG française avait déposé jeudi 9 mai un recours en urgence au tribunal administratif de Paris, recours rejeté ce 10 mai, sans exclure dans sa décision que le chargement, des canons Caesar, soient susceptibles d'être utilisés au Yémen dans des zones où se trouvent des civils. 

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Le cargo saoudien devait accoster sur un quai du port du Havre. Ce ne sera finalement pas le cas. Le Bahri Yanbu s'est mis en mouvement, mais en s'éloignant des côtes françaises. Une source portuaire a effet confirmé à l'AFP qu'il ne ferait pas escale dans le port français du Havre.

Plusieurs ONG étaient mobilisées pour empêcher le cargo saoudien de repartir avec un chargement d’armes françaises. L'ACAT (Association des chrétiens contre la torture) avait même déposé un référé au tribunal administratif de Paris en ce sens. Selon l'ONG française, ces armes étaient destinées à être utilisées au Yémen et pouvaient frapper des civils.

Le tribunal administratif de Paris, qui a rendu sa décision ce matin et rejeté le recours, n'a toutefois pas écarté cette hypothèse mais a jugé que le danger n'était pas « caractérisé et imminent pour la vie des personnes ».  

Selon les informations du site d'investigation Disclose, le cargo devait charger « huit canons de type Caesar » destinés à l'Arabie saoudite dans son offensive contre les Houthis au Yémen. 

Emmanuel Macron a reconnu jeudi « que la France, depuis plusieurs années - au plus fort il y a cinq, six ans, dans les contrats qui ont été faits à l'époque - a vendu des armes à la fois aux Émirats arabes unis et à l'Arabie saoudite », mais a soutenu que « l'essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l'intérieur du territoire ou à la frontière », et dans la lutte des Saoudiens contre le terrorisme, donc de manière défensive.

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