Israël / Syrie

Moyen-Orient: quinze morts dans les frappes israéliennes sur la Syrie

Une batterie du système anti-missiles israélien «Iron Dome» située sur le mont Hermon, partiellement occupé par Tsahal, le 2 juin 2019 (image d'illustration).
Une batterie du système anti-missiles israélien «Iron Dome» située sur le mont Hermon, partiellement occupé par Tsahal, le 2 juin 2019 (image d'illustration). JALAA MAREY / AFP

Israël a mené ce dimanche de nouvelles frappes en Syrie qui ont fait quinze morts parmi les forces loyales au régime de Damas, selon différentes sources. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a expliqué avoir ordonné ces dernières frappes après des tirs de roquettes survenus samedi soir de Syrie. En fait, depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël mène des opérations militaires contre l'armée syrienne, mais aussi contre les forces de l'Iran et du Hezbollah libanais.

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Le dimanche 2 juin, Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a indiqué avoir ordonné ces dernières frappes après des tirs de roquettes venus samedi soir de Syrie. « Nous n'allons pas tolérer des tirs contre notre territoire », a mis en garde M. Netanyahu dans un communiqué, alors que les frappes interviennent dans un contexte d'escalade de tensions au Moyen-Orient entre les États-Unis et l'Iran.

Les médias officiels syriens ont confirmé les tirs de missiles près de la capitale Damas mais aussi dans la province de Qouneitra (sud), qui comprend le plateau du Golan dont la majeure partie est occupée et annexée par Israël.

« Il n’y a rien de nouveau » dans ces frappes

Et dimanche tard dans la soirée, l'agence officielle syrienne Sana a fait état d'une nouvelle frappe israélienne, la deuxième en 24 heures, qui a visé une base aérienne dans la province de Homs. Au total, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les bombardements israéliens ont tué 15 combattants: sept combattants prorégime de nationalité étrangère ont péri à Kesswa près de Damas, cinq soldats syriens à T4 et trois autres à Qouneitra. Les médias étatiques syriens ont eux fait état seulement de quatre soldats syriens tués.

Pour la la politologue et spécialiste de la région Élisabeth Marteu, « les frappes israéliennes sur la Syrie ne sont pas récentes. Il y en a régulièrement depuis le début du conflit. Il y en a encore eu en début de semaine. [...] Donc il n’y a rien de nouveau. Cela intervient très régulièrement dans le conflit syrien. Si on doit le relier à une autre actualité internationale, cela peut-être effectivement à la question iranienne et aux pressions aujourd’hui effectuées par le gouvernement américain vis-à-vis de l’Iran et autour des sanctions, et donc toutes les tensions qui se jouent aujourd’hui dans le golfe. »

« En revanche, dit-elle, ça ne peut pas être relié à l’actualité intérieure israélienne, notamment aux élections. La crise syrienne a son propre tempo, elle peut être reliée à la question iranienne parce que l’Iran est véritablement le parrain du régime syrien et que les forces au sol sont en partie chiites du fait du Hezbollah et des milices, mais cela ne peut pas être relié à la politique intérieure israélienne 

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