Syrie / États-Unis

Syrie: deux Américaines liées à l'EI et leurs six enfants remis aux États-Unis

Vue générale du camp de Al-Hol en Syrie où s'entassent 76 000 réfugiés.
Vue générale du camp de Al-Hol en Syrie où s'entassent 76 000 réfugiés. REUTERS/Ali Hashisho

Deux Américaines et six enfants du camp d’Al-Hol dans le nord-est de la Syrie ont été remis mercredi 5 juin aux États-Unis. Tous sont issus de familles liées au groupe État islamique. Le camp d’Al-Hol est géré par l’administration semi autonome kurde qui presse les pays occidentaux de rapatrier leurs ressortissants ayant rejoint le mouvement jihadiste en Syrie.

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C’est la deuxième fois cette semaine qu’un pays occidental accepte de reprendre ses ressortissants. Lundi 3 juin, la Norvège a rapatrié cinq orphelins, leurs parents jihadistes avaient rejoint le « califat » autoproclamé ces dernières années.

C’est la deuxième fois aussi que Washington donne son feu vert et accepte le retour de citoyens américains partis faire le jihad en Syrie.

Jusque-là, Donald Trump s’était farouchement opposé au rapatriement d’une jeune jihadiste née aux États-Unis. Selon lui, elle n’avait pas la nationalité américaine.

Les Russes coopèrent avec les Kurdes

Depuis leur victoire contre le groupe Etat islamique en mars dernier, les Kurdes de Syrie n'ont de cesse de le répéter : chaque pays doit rapatrier ses ressortissants.

La Russie fait figure de bon élève. Moscou coopère pleinement avec l’administration kurde contrairement à la plus part des pays occidentaux avec à leur tête la France qui refuse catégoriquement le retour des jihadistes français. Jusqu’à présent Paris n’a rapatrié qu’une poignée d’orphelins.

En attendant 74 000 personnes s’entassent au camp d’Al-Hol. Sa capacité initiale n’est pourtant que de 20 000 places.

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