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Israël

Israël: Netanyahu nomme un fidèle au ministère de la Justice

Benyamin Netanyahu, le 19 mai 2019.
Benyamin Netanyahu, le 19 mai 2019. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Benyamin Netanyahu a désigné un nouveau ministre de la Justice. Dimanche, il avait renvoyé la titulaire du poste, Ayelet Shaked, qui avait perdu son siège au Parlement lors des dernières législatives le 9 avril. Il s'agit d'Amir Ohana, un député de son parti, le Likoud. Il ne fait pourtant pas partie des grandes figures de la droite mais il est un fidèle du Premier ministre. Une qualité qui pourrait se révéler cruciale pour Benyamin Netanyahu, fragilisé par trois enquêtes pour corruption.

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De notre correspondant à JérusalemGuilhem Delteil

Son nom ne figurait pas parmi les favoris pour ce poste très convoité du gouvernement. Ce ministère régalien semblait promis à l'un des dirigeants d'un parti allié au Likoud ou au ministre du Tourisme. Tous deux sont des partisans de réformes radicales, limitant le pouvoir des juges sur les élus. Mais Benyamin Netanyahu a finalement choisi une autre personnalité de son parti.

Pour le chef du gouvernement, Amir Ohana présente plusieurs qualités. Avec cette nomination, cet avocat est devenu le premier membre du gouvernement ouvertement homosexuel ; un message adressé à son électorat laïc, alors que celui qui semblait le mieux placé pour ce poste, Bezalel Smotrich, a déclaré en début de semaine vouloir faire d'Israël un pays régi par la loi religieuse.

Mais surtout, Amir Ohana - qui occupait la 19e place seulement sur la liste du Likoud aux élections d'avril dernier - est un fidèle de Benyamin Netanyahu et un partisan de la loi que le Premier ministre souhaite faire passer pour bénéficier d'une immunité face aux trois enquêtes pour corruption qui le visent.

La Knesset s'étant dissoute la semaine dernière, elle n'est pas en mesure d'adopter ce type de législation avant les prochaines élections. Mais pour le quotidien Haaretz, Netanyahu s'attend à ce qu'Ohana instille la crainte « parmi les procureurs » qui seront bientôt tenus de décider de son sort. « Et, si nécessaire, qu'il transmette des informations », estime le journal de gauche.

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