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Israël / Territoires Palestiniens / États-Unis

Les dirigeants israéliens soutiennent la position américaine sur la Cisjordanie

Colonie israélienne d'Adam près de la ville de Ramallah en Cisjordanie.
Colonie israélienne d'Adam près de la ville de Ramallah en Cisjordanie. Thomas COEX / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des propos favorables à la colonisation de la Cisjordanie, assumés par l'ambassadeur américain en Israël, le controversé David Friedman, font vivement réagir Palestiniens comme Israéliens. Les premiers condamnent fermement cette prise de position. Mais en Israël, ces propos sont accueillis bien plus favorablement.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

« Dans certaines circonstances, je pense qu'Israël a le droit de conserver une partie de la Cisjordanie, mais probablement pas entièrement. » Dans une interview publiée par le New York Times samedi 8 juin, David Friedman répond à une promesse de campagne de Benyamin Netanyahu.

À quelques jours du dernier scrutin législatif, le Premier ministre israélien avait assuré qu'en cas de réélection, il commencerait à étendre la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967. L'ambassadeur américain en Israël, ancien président d'une association de soutien d'une colonie, n'y a pas d'objections de principe. Et sans surprise, les ministres israéliens accueillent ses propos favorablement.

« Cette vision du monde est la seule qui peut apporter un changement », a ainsi jugé le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan. Elle correspond à « la position de la majorité de la société israélienne », juge pour sa part Tzachi Hanegbi, détenteur du portefeuille de la Coopération régionale. Et le ministre de l'Économie, issu du parti Kulanu, la formation la plus centriste du gouvernement, juge qu'il « est temps d'étendre la souveraineté israélienne sur les blocs de colonies ».

Même dans les rangs de la principale formation d'opposition, la condamnation n'est pas franche. Moshe Yaalon, l'un des dirigeants de l'alliance Bleu et Blanc, affirme que celle-ci « défend la séparation entamée par les accords d'Oslo sur certaines parties » de la Cisjordanie.

La dénonciation la plus vive de ces propos est venue de l'organisation de lutte contre la colonisation « La Paix maintenant » qui, dès samedi, a demandé le renvoi de David Friedman. Et, bien sûr, des Palestiniens : Saëb Erakat, le principal négociateur palestinien a qualifié le réprésentant des États-Unis « d'ambassadeur extrémiste des colons ».

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