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Etats-Unis / Iran

Les États-Unis renforcent leur dispositif militaire au Moyen-Orient

Washington a publié lundi 17 juin de nouveaux documents accusant l'Iran d'avoir attaqué deux pétroliers en mer d'Oman la semaine dernière.
Washington a publié lundi 17 juin de nouveaux documents accusant l'Iran d'avoir attaqué deux pétroliers en mer d'Oman la semaine dernière. US NAVY / AFP
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Le Pentagone a annoncé lundi 17 juin l’envoi de mille soldats supplémentaires au Moyen-Orient en réponse aux récentes attaques menées en mer d’Oman contre deux pétroliers, et que Washington attribue à l’Iran.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

« En réponse à une requête du commandement central et après consultation avec la Maison Blanche, j’ai autorisé le déploiement de 1 000 soldats supplémentaires pour protéger nos troupes et nos intérêts face aux menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient », a fait savoir le secrétaire américain à la Défense ce lundi par communiqué.

Patrick Shanahan fait directement référence aux attaques menées contre deux pétroliers en mer d’Oman, qu’il attribue à Téhéran. Mais il précise : « Il s’agit d’un dispositif de défense, les États-Unis ne cherchent pas à entrer en conflit avec l’Iran. »

De nouvelles photos incriminant Téhéran

La décision d’envoyer ce renfort intervient quelques heures après la diffusion par le Pentagone de onze nouvelles photos, censées démontrer la responsabilité de Téhéran dans les incidents qui ont eu lieu le 13 juin. Elles montrent le trou causé par l’explosion d’une mine sur la coque du pétrolier japonais visé par l’attaque et un objet métallique que les Américains présentent comme un aimant ayant servi à poser l’engin explosif.

Sur cette photo révélée par le Pentagone, on aperçoit un résidu d'une mine qui n'aurait pas explosé sur la coque du pétrolier Kokuka Courageous.
Sur cette photo révélée par le Pentagone, on aperçoit un résidu d'une mine qui n'aurait pas explosé sur la coque du pétrolier Kokuka Courageous. U.S. Navy/Handout via REUTERS

Juste avant la divulgation de ces clichés, le secrétaire d’État américain a annoncé qu’il se rendrait ce mardi en Floride, au centre de commandement qui supervise les opérations de l’armée au Moyen-Orient.

Lundi, l'Union européenne s'est montrée plus prudente dans l'attribution des responsabilités de cette attaque et a refusé de s'aligner sur Washington.

« Chantage nucléaire »

L'Iran, de son côté, a fait monter la pression en annonçant que ses réserves d'uranium enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l'accord international sur son programme nucléaire conclu en 2015.

Un message surtout adressé aux partenaires européens signataires de l'accord sur le nucléaire, selon le spécialiste de l'Iran Vincent Eiffling.

C'est avant tout une mise sous pression des Européens, je pense, parce que les Iraniens savent très bien qu'ils peuvent compter sur le soutien quasi inconditionnel de la Chine. Par contre, leurs principaux griefs à l'heure actuelle sont dirigés vers l'Union européenne qu'ils estiment ne pas prendre suffisamment de mesures contre les sanctions américaines qui touchent actuellement l'Iran.

Vincent Eiffling, spécialiste de l'Iran

Les États-Unis appellent eux le monde à « ne pas céder au chantage nucléaire » de l'Iran et annoncent qu’ils continueront d’exercer leur campagne de pression maximale sur Téhéran. « Nous ne sommes malheureusement pas surpris par l’annonce des Iraniens, a déclaré lundi la porte-parole du département d'État américain Morgan Ortagus. C’est ainsi qu’ils se comportent depuis quarante ans. C’est cohérent avec l’attitude du régime iranien. Il s’agit non seulement d’une entorse à l’accord sur le nucléaire, mais aussi aux normes des relations internationales. Et donc nous disons à la communauté internationale que nous ne devrions pas céder au chantage nucléaire exercé par le régime iranien. Nous continuons à appeler le régime iranien à ne pas obtenir l'arme nucléaire et à se conformer à ses engagements envers la communauté internationale. Nous ne tolérerions pas que l'Iran obtienne l'arme nucléaire, donc nous opposerons la pression maximale du gouvernement américain à toute action qui leur permettrait d'avoir une arme nucléaire. Il n’y aura pas de soulagement dans les sanctions du fait de leur attitude inacceptable. »

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