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Liban

Liban: l'armée détruit des abris de réfugiés syriens

Une réfugiée syrienne transporte ses biens pendant que des ouvriers détruisent l'habitation en dur, dans le camps d'Ersal au Liban, le 10 juin 2019.
Une réfugiée syrienne transporte ses biens pendant que des ouvriers détruisent l'habitation en dur, dans le camps d'Ersal au Liban, le 10 juin 2019. AFP/Joseph Eid
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'armée libanaise a commencé à détruire des abris installés par des réfugiés syriens dans une région aride du nord-est du pays, frontalière de la Syrie ce lundi 1er juillet. Les organisations humanitaires ont indiqué qu'un délai avait été fixé par les autorités.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Des unités de l'armée libanaise ont pénétré dans plusieurs camps de réfugiés syriens dans la localité frontalière d'Ersal. Elles ont démoli au moins 20 logements selon un communiqué conjoint de sept ONG internationales. Des constructions en béton, érigées illégalement, devaient être démolies avant ce lundi 1er juillet. La date butoir pour démolir ces structures dans la région d'Ersal avait été repoussée par l'armée du 9 juin au 1er juillet.

15 000 réfugiés impactés

Les autorités libanaises craignent une installation permanente des réfugiés syriens. Ils sont un million, soit le quart de la population. Pour prévenir un tel scénario, le Liban, qui accueille depuis 1948 plusieurs centaines de milliers de réfugiés palestiniens, interdit les constructions en dur. Mais autorise uniquement l'utilisation de bois et de bâches en plastique.

Ces démolitions vont concerner 15 000 personnes, dont 7 500 enfants. Et toucher 3 000 unités. La décision des autorités libanaises avait poussé de nombreux réfugiés à démolir eux-mêmes leurs maisons ces dernières semaines. Le jeudi 27 juin dernier, un peu moins de la moitié des structures d'Ersal avaient été démolies selon les ONG.

« Les démolitions de ce lundi 1er juillet sont très limitées », a affirmé le chef de la municipalité d'Arsal, Bassel al-Houjeiri. Ses habitants sont sunnites, comme la majorité des réfugiés syriens. « Cette mesure sert d'avertissement pour les déplacés qui ne se sont pas encore conformés à la décision de l'armée », a-t-il conclu.

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