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Liban / Culture

Liban: un festival annule le groupe Mashrou’ Leila sous la pression religieuse

Le groupe de rock alternatif libanais Mashrou' Leila ici au festival Rock en Seine, au Domaine national de Saint-Cloud, le 26 août 2018.
Le groupe de rock alternatif libanais Mashrou' Leila ici au festival Rock en Seine, au Domaine national de Saint-Cloud, le 26 août 2018. Edmond Sadaka/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le Festival international de Byblos a annoncé mardi 30 juillet l'annulation du concert du groupe libanais de rock alternatif Mashrou’ Leila, programmé pour le 9 août prochain, après une vaste polémique. Le groupe a été accusé d'atteinte aux valeurs chrétiennes et d’encouragement à l’homosexualité et ne pourra pas jouer ses morceaux engagés qui dénoncent l’homophobie.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Après deux semaines d’une polémique qui n’a cessé d’enfler, sur fond d’accusations d’atteinte aux croyances religieuses chrétiennes et d’encouragement à l’homosexualité, le spectacle du groupe Machrou’ Leila, qui a enchaîné les concerts partout dans le monde, a été annulé.

Les organisateurs du Festival international de Byblos invoquent des raisons de sécurité, affirmant dans un communiqué que le concert a été annulé pour « éviter une effusion de sang et préserver la stabilité, contrairement aux comportements de certains », en allusion aux initiateurs de la campagne qui a ciblé le groupe.

Il s’agit essentiellement de militants de partis chrétiens et de certains milieux ecclésiastiques. La justice, elle, est restée neutre, surtout que les chansons pointées du doigt ont déjà été chantées au Liban ces dernières années.

Réagissant à l’annulation du concert, le groupe a dénoncé une campagne infondée et diffamatoire. Dans un long communiqué publié mardi 30 juillet, il s’est défendu de porter préjudice aux croyances religieuses et a qualifié de « dure et oppressante » la campagne qui l’a visé.

Le groupe a affirmé que l’expérience qu’il a vécue l’a convaincu de la fragilité de la situation au Liban.

Des ONG comme Amnesty International ou Human Rights Watch ont condamné la campagne qui a visé Machrou’ Leila, estimant qu’il s’agit « d’un pas en arrière pour le Liban ».

Les pressions, les intimidations, les menaces, mais surtout l’intolérance, auront finalement gagné dans ce bras de fer, au grand dam d’une bonne partie des Libanais.

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