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Syrie / Russie

Syrie: l'armée russe annonce un cessez-le-feu à Idleb

Des centaines d'habitants de la province d'Idleb au nord-est de la Syrie manifestent le 30 août 2019, près de la ville d'Atme où les forces turques ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.
Des centaines d'habitants de la province d'Idleb au nord-est de la Syrie manifestent le 30 août 2019, près de la ville d'Atme où les forces turques ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. RAMI AL SAYED / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après des semaines de bombardements meurtriers dans la province d'Idleb en Syrie, un cessez-le-feu unilatéral doit entrer en vigueur ce samedi matin, le 31 août. Annonce de l'armée russe, alliée du régime de Bachar el-Assad.

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Les forces gouvernementales syriennes respecteront un cessez-le-feu à partir de 6h, ce samedi. L'annonce est formulée par le ministère russe de la Défense, qui appelle les groupe armés de la région d'Idleb à « renoncer aux provocations et à se joindre au processus de règlement pacifique dans les zones qu'ils contrôlent », fin de citation.

Si la trêve entre en vigueur elle offrira un répit aux quelque trois millions d'habitants de la province. Selon l'ONU, les deux tiers de ces civils sont des femmes et des enfants. Beaucoup sont des déplacés, chassés de leurs maisons par les années de guerre en Syrie.

La région d'Idleb est dominée par des groupes jihadistes mais s'y trouvent aussi des rebelles syriens soutenus par la Turquie. Les forces du régime de Damas, soutenues, elles, par la Russie, bombardent depuis des mois. Elles ont récemment progressé au sol dans leur offensive de reconquête de cette province. Plus de 950 civils ont perdu la vie dans la région d'Idleb depuis fin avril, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

À lire également : Syrie: la requête d'Idleb, un enjeu primordial pour Damas

Selon Abou Al Huda Al Homsi, militant de l’opposition syrienne, cette trêve arrive malheureusement trop tard. 

Cette reconquête a été rendue possible par l’appui aérien de l’aviation russe qui a mené des bombardements inouïs. Il y a eu des centaines de frappes pendant des jours et des jours. Soyons clairs, les groupes de l’opposition n’avaient aucun moyen de lutter contre cette puissance de feu. Qui s’est également abattue sur des quartiers d’habitations, poussant les civils à la fuite. Les gens ont tenté de trouver refuge dans des zones moins affectées par les combats et se sont donc rapprochés de la frontière turco-syrienne. Sur place, la situation humanitaire est catastrophique, les familles campent dans les champs d’oliviers sous un soleil de plomb. Il fait très chaud en ce moment. Et tout cela, nous le subissons en silence, aucun pays ne proteste contre ce qui se passe ici.

Abou Al Huda Al Homsi, militant de l'opposition syrienne

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