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Iran, Nucléaire

Nucléaire: l'Iran accélère nettement son programme d'enrichissement d'uranium

Des techniciens iraniens à l'extérieur du bâtiment abritant le réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr, située à 1200 km au sud de Téhéran, le 25 février 2009 (photo d'illustration).
Des techniciens iraniens à l'extérieur du bâtiment abritant le réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr, située à 1200 km au sud de Téhéran, le 25 février 2009 (photo d'illustration). AFP /Behrouz Mehri
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'Iran a mis à exécution ses menaces en franchissant un nouveau pas pour se désengager de l'accord nucléaire de 2015 avec les grandes puissances. Il s’agit d’une réponse aux sanctions américaines et à l'inaction des Européens, qui n'ont pris aucune mesure concrète pour protéger l'économie iranienne face à ces sanctions. Les réactions n'ont pas tardé.

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Selon le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique ce samedi matin, l'Iran a commencé à utiliser des centrifugeuses IR4 et IR6 pour faire de l'enrichissement d'uranium, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Ces centrifugeuses sont bien plus modernes et surtout plus rapides pour faire de l'enrichissement d'uranium.

Les réactions n'ont pas tardé. Une initiative « particulièrement décevante », estime Londres alors que le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper en visite en France, se déclarait « pas surpris » par cette annonce. « Je ne suis pas surpris que l'Iran ait annoncé qu'il allait violer le JCPOA (accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, ndlr) », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue française, Florence Parly.

Dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015, l'Iran était autorisé à faire de l'enrichissement d'uranium seulement avec des centrifugeuses IR1 qui sont de vieilles machines. L'Iran devait attendre onze ans avant de commencer à utiliser ces nouvelles centrifugeuses, c'est-à-dire environ 2025.

Échec des négociations

C'est donc une accélération très nette du programme d'enrichissement d'uranium du pays. En effet, il s’agit du troisième pas franchi par Téhéran pour répondre aux sanctions économiques américaines qui frappent durement l'économie iranienne depuis un peu plus d'un an.

Il intervient après l'échec des négociations avec les Européens qui avaient pourtant promis des mesures pour protéger l'économie iranienne des sanctions américaines, surtout permettre à l'Iran d'exporter son pétrole et avoir des relations bancaires normales avec le reste du monde.

►À lire aussi: Nucléaire: l'Iran abandonne «toute limite» en recherche et développement

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