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Liban

Liban: le mouvement de contestation sociale ne faiblit pas

Le Liban face à une grosse contestation sociale. À Dora, les manifestants ont brûlé des pneus sur la route ce 18 octobre 2019.
Le Liban face à une grosse contestation sociale. À Dora, les manifestants ont brûlé des pneus sur la route ce 18 octobre 2019. REUTERS/Mohamed Azakir
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pour la deuxième journée consécutive, les Libanais ont laissé éclater leur colère contre la corruption de la classe politique et l’augmentation des taxes. Deux personnes sont mortes.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Écoles, banques, commerces et administrations publiques étaient fermés ce vendredi 18 octobre au Liban. Le pays est comme figé, paralysé. La plupart des artères principales, coupées par des groupes de manifestants à l’aide de bennes à ordures et de pneus brûlés, sont impraticables. Difficile de circuler d’une région à l’autre, voire d’un quartier à l’autre.

Deux personnes, des travailleurs syriens, ont trouvé la mort asphyxiées par la fumée d’un incendie allumé par des manifestants et des dizaines de personnes ont été blessées dans des heurts avec les forces de l’ordre. Devant la colère des Libanais, les autorités semblent totalement démunies. À peine une route est ouverte par les forces de l’ordre qu'une autre est coupée par les manifestants.

L’armée de plus en plus visible

Très discrète depuis l’explosion de violence jeudi soir, l’armée libanaise est davantage visible ce vendredi. Des patrouilles sillonnent les rues sans pour autant se frotter aux jeunes en colère. Le gouvernement, qui devait se réunir cet après-midi sous la présidence du chef de l’État Michel Aoun a finalement annulé sa réunion. Cette décision montre des fissures dans le gouvernement d’union nationale, clairement apparues avec les appels à la démission du Premier ministre Saad Hariri lancés par deux poids lourds de l’Exécutif, le chef chrétien Samir Geagea et le leader druze Walid Joumblatt.

Le mouvement de contestation, provoque à l’origine par l’imposition d’une taxe sur les conversations par WhatsApp et d’autres messageries électroniques, est en train de muer en conflit politique, et peut-être en crise gouvernementale.

Les Libanais attendent leur Premier ministre qui doit s’exprimer en début de soirée pour essayer de deviner de quoi sera fait leur lendemain.

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