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Territoires palestiniens

Quinze ans après sa mort, Gaza conserve un souvenir ému de Yasser Arafat

Une fresque en l'honneur de Yasser Arafat, à Gaza, le 11 novembre 2018 (photo d'illustration).
Une fresque en l'honneur de Yasser Arafat, à Gaza, le 11 novembre 2018 (photo d'illustration). MAHMUD HAMS / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les Palestiniens commémorent le quinzième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Le 11 novembre 2004, le chef historique de la lutte palestinienne est décédé à l’hôpital Percy, près de Paris. Si c’est à Ramallah, en Cisjordanie, qu’il avait établi le siège administratif de l’Autorité palestinienne, c’est à Gaza qu’il s’était installé à son retour dans les Territoires palestiniens. Reportage.

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De nos envoyés spéciaux à Gaza,  Hassan Jaber et Guilhem Delteil

C’est dans un quartier résidentiel, pas très loin du front de mer, que Yasser Arafat s’est installé à Gaza. « Ça, c'est le salon », dit notre guide.

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Sa maison est simple. Dans sa version de départ, elle ne comprenait qu’une chambre, un bureau et un salon, tous sobrement décorés. En 1996, Yasser Arafat a fait construire un étage de plus. Dans ces nouveaux appartements, l’espace se fait moins rare, les fauteuils sont plus larges mais le mobilier reste sommaire.

Cette maison, privée, est restée « simple », assure Mohamed al-Qidwa, l’un des petits neveux de l’ancien président, qui travaille pour la Fondation Yasser Arafat. L’organisation veut faire vivre la mémoire du défunt dirigeant.

Un visage sur les murs

Bien que contrôlée par le Hamas, mouvement rival du Fatah de Yasser Arafat, Gaza conserve le souvenir de l’ancien président. En photo ou en dessin, son visage apparaît régulièrement sur les murs de la ville ou dans les salons.

Et même ceux qui, comme Hazem Al Douema, marchand de 21 ans du centre-ville, ont peu de souvenirs de sa présidence, nourrissent une nostalgie alimentée par 12 années de divisions palestiniennes et de blocus israélo-égyptien.

« Il faut garder le conditionnel car on ne peut pas prédire du futur. Mais quand il était vivant, la division n’existait pas, dit-il. Et s’il était encore en vie, cela ne serait pas comme ça. Il était un chef aimé de tous, il était un exemple à suivre et les gens étaient fiers de l’avoir comme dirigeant. »

►À lire aussi : Jacques Chirac au chevet de « l’Orient compliqué »

Deux événements prévus ce lundi à Gaza en mémoire de l’ancien président ont été interdits par le Hamas. Dans le contexte de division palestinienne, le souvenir de Yasser Arafat demeure un sujet sensible.

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