Irak

La contestation continue en Irak et ne s’essouffle pas

Manifestations anti-gouvernementales d'écoliers à Bagdad, en Irak, le 17 novembre 2019.
Manifestations anti-gouvernementales d'écoliers à Bagdad, en Irak, le 17 novembre 2019. REUTERS/Wissm al-Okili

Depuis le 1er octobre, les manifestants sont dans la rue pour protester contre le pouvoir en place. Ce dimanche, des centaines d'étudiants ont rejoint la manifestation, après un appel à la une grève générale, tandis que d'autres manifestants reprenaient le contrôle de ponts stratégiques.

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Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Dès le début de journée, de nombreux groupes d'étudiants sont descendus dans les rues de la capitale irakienne. Vêtus dans leur traditionnel uniforme blanc, ces jeunes Irakiens ont rejoint les rangs des protestataires après un appel à la grève générale ce dimanche, lancé la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Par dizaines, ils affluaient donc vers la place Tahrir, où des centaines de manifestants étaient déjà rassemblés, comme chaque jour depuis plus d'un mois maintenant à Bagdad.

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Si le mouvement ne connaît plus les immenses foules du début de la contestation, une partie de la population reste bien mobilisée dans la capitale irakienne. Ces manifestants continuent ainsi de tenir la place Tahrir au centre de la ville. Certains font face, continuellement, aux forces de sécurité, aux abords de ce point de rassemblement, et même sur certains ponts, repris par les protestataires ces derniers jours.

Les provinces du sud, secouées elles aussi par les manifestations depuis un mois et demi, ont également suivi l'appel à la grève générale ce dimanche. De nombreuses routes ont ainsi été bloquées, notamment pour empêcher les fonctionnaires de se rendre sur leurs lieux de travail.

De quoi augmenter un peu plus la pression sur le gouvernement, qui a récemment proposé une liste de réformes, « insuffisantes » selon les manifestants.

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