Liban

La communauté internationale met le Liban au pied du mur

Le Groupe international de soutien au Liban à Paris, le 11 décembre 2019.
Le Groupe international de soutien au Liban à Paris, le 11 décembre 2019. REUTERS/John Irish

La communauté internationale conditionnera toute aide financière au Liban à la mise en place d'un gouvernement réformateur, a déclaré ce mercredi 11 décembre le ministre français des Affaires étrangères à l'issue d'une réunion internationale à Paris pour aider ce pays à sortir de la crise politique.

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Il s'agissait d'aider le Liban à sortir de la crise politique et financière dans laquelle il est plongé. Mais les principaux soutiens internationaux de Beyrouth réunis ce mercredi à Paris ont conditionné toute aide financière à la mise en place d'un gouvernement « efficace et crédible », qui engage rapidement des réformes « d'urgence ».

« Le seul critère doit être celui de l'efficacité de ce gouvernement au service des réformes attendues par la population », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en clôture de cette réunion. « Seule cette voie permettra à l'ensemble des participants autour de cette table et au-delà de se mobiliser pour apporter au Liban tout le soutien dont il a besoin », a-t-il ajouté. Cette réunion du Groupe international de soutien au Liban (GIS), co-présidée par la France – soutien traditionnel de Beyrouth – et les Nations unies, a été clôturée en fin d'après-midi par le ministre français.

Depuis la mi-octobre, le Liban connait un important mouvement de contestation contre l'ensemble de la classe politique jugée incompétente et corrompue, la population réclamant des réformes politiques et économiques. C'est la plus grave crise économique du pays depuis la guerre civile qui a eu lieu entre 1975 et 1990. Les nombreuses manifestations ont entraîné le 29 octobre dernier la démission du gouvernement, qui pas encore été remplacé.

La situation économique et financière du Liban, Déjà très fragile avant le début de la contestation, la situation économique et financière ne cesse depuis de se dégrader. Le pays fait face à des restrictions bancaires croissantes et une pénurie de liquidités. Dos au mur, Saad Hariri, qui continue de gérer les affaires courantes, a demandé une aide financière d'urgence à plusieurs « pays frères et amis » (France, Arabie saoudite, États-Unis, Russie, Chine, Egypte et Turquie).

Mais la communauté internationale subordonne l'octroi d'une aide financière à la concrétisation de plusieurs réformes, d'une plus grande transparence des transactions publiques à l'indépendance de la justice.

(Avec AFP)

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