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Israël

Primaire du Likoud: Netanyahu contraint à la victoire face à Gideon Saar

Benyamin Netanyahu ( à g.) avec Gideon Saar, à la fin d'un meeting du Likoud, à Jérusalem, le 11 février 2009.
Benyamin Netanyahu ( à g.) avec Gideon Saar, à la fin d'un meeting du Likoud, à Jérusalem, le 11 février 2009. GALI TIBBON / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après deux échecs à former un gouvernement, Benyamin Netanyahu a été contraint d’organiser une primaire pour conserver la tête du Likoud. L'élection a lieu ce jeudi 26 décembre. Jusque-là chef de file incontesté de la droite israélienne, le Premier ministre est désormais face à un challenger : Gideon Saar.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Benyamin Netanyahu aurait bien aimé se passer de cette première échéance électorale dans sa quête d’un cinquième mandat à la tête du gouvernement. Après deux échecs à constituer une majorité au cours de l’année écoulée, désormais mis en examen pour corruption, fraude et abus de confiance, sa réputation de magicien est ternie et l’après-Netanyahu est une perspective désormais envisagée.

Les pronostics sont toutefois en faveur du chef du gouvernement. Traditionnellement, la droite reste fidèle à son chef et Benyamin Netanyahu dispose toujours d’une base importante de supporters dans le parti. La contestation ouverte de son autorité parmi les cadres du Likoud est également limitée. Seuls quatre députés sur 32 ont apporté leur soutien à son rival Gideon Saar.

Rejet des accords d’Oslo

C'est à la droite du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, que ce rival a effectué ses premiers pas en politique. Gideon Saar faisait partie de Tehiya, une petite formation opposée au début des années 1990 au processus de paix avec les Palestiniens.

C'est à la droite du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, que Gideon Saar a effectué ses premiers pas en politique. Il faisait partie de Tehiya, une petite formation opposée au début des années 1990 au processus de paix avec les Palestiniens.

Aujourd'hui, au sein du grand parti de la droite, il rejette toujours les accords d'Oslo. « Deux États, c'est une illusion », a-t-il déclaré la semaine dernière. Il préconise la création d'une simple « entité palestinienne » liée à la Jordanie. L'ancien ministre de Benyamin Netanyahu a d'ailleurs axé sa campagne autour du « grand Israël », la vision d'un pays souverain de la mer Méditerranée à la frontière jordanienne.

Détruire Khan el-Ahmar

C'est d'ailleurs près de Khan el-Ahmar, en Cisjordanie, qu'il s'est lancé dans la bataille pour la tête du Likoud. Ce village de Bédouins palestiniens, non reconnu par Israël, incarne une promesse non tenue de Benyamin Netanyahu : le chef du gouvernement a plusieurs fois assuré qu'il serait détruit. Gideon Saar promet que lui passera à l'acte, malgré les pressions internationales.

►À lire aussi : [Reportage] Khan el-Ahmar, nouveau symbole de la cause palestinienne

Figure de l'aile nationaliste de la droite, il s'est aussi construit une image d'homme laïc, libéral et détendu. À l'aise sur les plateaux de télévision, il a aussi fait des apparitions dans des boîtes de nuit. Il s'est investi dans la lutte pour l'égalité des sexes. Gideon Saar cultive les différentes facettes de sa personnalité mais prend garde à ne pas froisser l'un des camps de sa famille politique.

Ce jeudi 26 décembre, pour ce scrutin interne au Likoud, Benyamin Netanyahu ne doit pas seulement s’imposer face à son principal rival. Alors que ses troubles judiciaires donnent des arguments à des opposants qui réclament son départ, il doit montrer qu’il conserve une forte légitimité populaire, qu’il demeure le chef incontesté de la droite. Une victoire étriquée serait le signal que même sa base n’est plus aussi soudée derrière lui.

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