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États-Unis / Iran

En Iran, la pression monte encore d'un cran dans la rhétorique anti-américaine

Le guide suprême iranien Ali Khamenei, le 6 janvier 2019 à Téhéran lors d'une cérémonie d'hommage à Qassem Soleimani et ses compagnons.
Le guide suprême iranien Ali Khamenei, le 6 janvier 2019 à Téhéran lors d'une cérémonie d'hommage à Qassem Soleimani et ses compagnons. Official Khamenei website/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis cet assaut meurtrier des États-Unis contre le général Soleimani, aux abords de l'aéroport de Bagdad, en Irak, les relations sont plus tendues chaque jour entre Washington et Téhéran. Chaque instant porte son lot de menaces respectives.

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Avec notre correspondant à Téhéran,  Siavosh Ghazi

Une marée humaine s'est rassemblée dans le centre de la ville de Kerman, le berceau du général Soleimani, ce mardi pour la cérémonie d'inhumation. Des dizaines de personnes sont même mortes dans une bousculade.

Lors de ce dernier hommage mouvementé, le chef des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, a prononcé un discours particulièrement guerrier à l’adresse des États-Unis. « Je dis mon dernier mot en premier : nous nous vengerons de manière dure, ferme, déterminée », a déclaré le général Salami.

Il est même allé plus loin, en affirmant que si les États-Unis réagissaient à la riposte iranienne, Téhéran mettrait à feu et à sang l’endroit que les Américains « aiment », sans doute une allusion à l'État d'Israël.

De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que les États-Unis allaient recevoir une réponse ferme, le moment venu, de manière à ce qu’ils ressentent le maximum de douleur.

En réponse à l’assassinat ciblé du général Soleimani, le Parlement iranien a adopté une loi qui qualifie de « terroristes » tous les commandants et responsables du Pentagone. Les députés ont également décidé d’attribuer 200 millions d’euros à la force al-Qods des Gardiens de la révolution, que dirigeait le général Soleimani, pour renforcer ses capacités.

Au niveau diplomatique, les tensions sont extrêmement fortes également. Washington a refusé d'accorder un visa au ministre iranien des Affaires étrangères, qui devait se rendre à New York mercredi pour une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies.

L'Irak a officiellement demandé à l'ONU, lundi, de condamner le raid de jeudi dernier. Une réunion aura lieu mardi prochain à Bruxelles, entre les ministres des Affaires étrangères français, allemand, italien et britannique, afin d'évoquer le dossier iranien ainsi que la situation en Libye.

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