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ONU / Syrie

À l'ONU, la Russie fait fortement réduire l'aide humanitaire vers la Syrie

Camions d'aide humanitaire entrant en Syrie le 1er juillet 2018 (image d'illustration).
Camions d'aide humanitaire entrant en Syrie le 1er juillet 2018 (image d'illustration). REUTERS/Muhammad Hamed
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À l’ONU, ce 10 janvier au soir, le mécanisme des points transfrontaliers par lesquels passe l’aide humanitaire vers les Syriens a été fortement réduit. Conséquence : dès ce 11 janvier au matin, ce sont 1,3 million de personnes du nord-est du pays qui n’auront plus accès à des médicaments, du matériel ou du personnel médical. Le texte de l’accord a été négocié durement par les Russes, qui avaient déjà opposé un « veto » à une première version en décembre, et qui ne cachaient pas leur objectif de le limiter.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Jusqu’à la dernière minute hier soir, l’ambassadeur russe à l’ONU aura négocié chaque point de la résolution co-rédigée par ses homologues belge et allemand. Pour ne pas avoir à fermer tous ses points de passage, et priver ainsi d’aide humanitaire quatre millions de personnes en Syrie, le Conseil de sécurité s’est laisser acculer par les négociations russes. Il n’a finalement pas eu d’autre choix que de sacrifier l’aide au nord-est du pays.

Deux points seulement

Le texte final soumis au vote ne prévoyait plus le renouvellement que de deux point transfrontaliers avec la Turquie, et ce pour six mois, alors que le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU avait demandé en décembre de renouveler les autorisations de passage des quatre points pour un an.

L’un des points qui fermera ce matin à Al Yarubiyah, à la frontière irakienne, était le seul point d’accès pour les médicaments et le matériel médical. L’ambassadrice américaine Kelly Craft a fustigé la négociation : « Les Syriens vont souffrir inutilement à cause de cette résolution. Des Syriens vont mourir, à cause de cette résolution. Je vais être très claire : c’est la fédération de Russie qui nous a amenés là et qui sera responsable du résultat. »

Alternatives

Le Conseil a demandé au secrétariat général de l’ONU de proposer des alternatives à l’acheminement des médicaments d’ici la fin du mois de février 2020.

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