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Liban: après la formation du gouvernement Diab, la rue toujours mobilisée

Un manifestant jetant une pierre lors d'une manifestation contre le nouveau gouvernement, à Beyrouth, le 22 janvier 2020.
Un manifestant jetant une pierre lors d'une manifestation contre le nouveau gouvernement, à Beyrouth, le 22 janvier 2020. REUTERS/Aziz Taher
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Liban a de nouveau un gouvernement, qui a tenu sa première réunion ce mercredi 22 janvier, autour du Premier ministre Hassan Diab. La précédente équipe avait démissionné en octobre sous la pression des manifestants réclamant des réformes politiques et économiques.

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De nos envoyés spéciaux à Beyrouth, Nicolas Falez et Julien Boileau

Le Liban est-il désormais doté d’un gouvernement « de technocrates et d’indépendants » en mesure de sortir le pays de la grave crise économique qu’il traverse ? Le député indépendant proche du Hezbollah, Jamil Sayyed reconnaît que ce sont les partis traditionnels qui ont négocié la formation du gouvernement, mais il veut en souligner les nouveautés. « Il y a eu un changement avec ce nouveau gouvernement, nous explique t-il. Il est en majorité technocrate, ce sont des gens qui ne sont pas membres, ni dans les partis politiques, du pouvoir, ni dans les courants politiques. Il n’y a pas parmi eux de députés. Tous ces critères-là ont été imposés à travers les échos de la rue. Sans cette pression, il n’y aurait pas eu cette concession de la part de la classe politique qui gouverne le Liban depuis trente ans. »

Climat tendu

Les manifestants qui criaient leur colère ce mercredi 22 janvier, dans la soirée, dans les rues de Beyrouth, ne sont pas de cet avis et le climat est de plus en plus tendu, avec des projectiles lancés vers les forces de l’ordre, qui répliquent à l’aide de grenades lacrymogènes. « Au début, c’était des manifestations pacifiques, nous explique ce jeune manifestant inquiet. Il n’y avait pas de problèmes. À force d’attendre, à force d’attendre... et comme on n’a pas le résultat attendu, c’est ce qui explique ce débordement de la situation, maintenant. Il y a des manifestants très agressifs, qui viennent d’autres villages pour semer la panique, le désordre et le chaos. »

En présentant son gouvernement cette semaine, Hassan Diab a promis qu’il répondrait aux aspirations des manifestants mobilisés depuis plus de trois mois.

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