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Liban: le nouveau gouvernement déjà critiqué au sein de la classe politique

Le premier ministre libanais Hassan Diab au Palais présidentiel, le 22 janvier 2020.
Le premier ministre libanais Hassan Diab au Palais présidentiel, le 22 janvier 2020. REUTERS/Mohamed Azakir
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le nouveau gouvernement libanais qui a pris ses fonctions cette semaine pourra-t-il faire face à la dangereuse crise économique et financière qui touche le pays ? C’est un défi, car les manifestants mobilisés depuis trois mois estiment que le nouveau gouvernement est bien éloigné de l’équipe de technocrates et d’indépendants qui leur a été promise.

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De nos envoyés spéciaux à Beyrouth, Nicolas Falez et Julien Boileau

Le nouveau gouvernement, mené par le Premier ministre, Hassan Diab, devra rétablir la confiance à l’international comme à l’intérieur du pays. Par ailleurs, des voix s’élèvent au Liban pour critiquer ce nouveau gouvernement finalement très proche du Hezbollah et de ses alliés politiques. 

Député de la région du Chouf depuis une trentaine d’années, ministre à de nombreuses reprises, Marwan Hamadé est un vétéran de la politique libanaise. Au cours de sa longue carrière, ce membre de la communauté druze a survécu à une tentative d’assassinat. Pour lui, le destin du Liban reste façonné par la situation régionale.

« La façade est technocrate, mais le contenu est politique »

« La façade est technocrate, mais le contenu est politique, constate-t-il. C’est un gouvernement qui, en définitive, est un gouvernement pro-Syrien, pro-Bachar, pro-iranien. Nous avons aujourd’hui une présidence de la Chambre à la merci du Hezbollah. »

Il poursuit aussi : « Nous avons un président de la République qui n’est pas Hezbollah, mais qui est leur instrument chrétien dans le pouvoir libanais, et nous avons un gouvernement dont le Premier ministre et la plupart de ses ministres ont été choisis par l’establishment pro-Syrien au Liban ».

Marwan Hamadé se positionne désormais dans l’opposition au gouvernement, c’est aussi le cas d’autres dirigeants politiques libanais, à commencer par l’ancien Premier ministre Saad Hariri.

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