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Affrontements à Beyrouth devant le Parlement libanais

Affrontements ce lundi 27 janvier 2020 dans le centre de Beyrouth alors que le Parlement s'est réuni pour voter le budget.
Affrontements ce lundi 27 janvier 2020 dans le centre de Beyrouth alors que le Parlement s'est réuni pour voter le budget. JOSEPH EID/AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

A Beyrouth, des manifestants ont tenté ce 27 janvier au matin de bloquer l’accès au Parlement du Liban sans y parvenir. Les députés examinent le projet de budget, sur fond de grave crise économique au Liban. Des incidents ont éclaté.

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avec nos envoyés spéciaux à Beyrouth, Nicolas Falez et Julien Boillot

Colère et incompréhension des quelques centaines de manifestants qui se sont mobilisés ce 27 janvier devant le Parlement de Beyrouth. Un nouveau gouvernement vient d’être nommé au Liban et pourtant un projet de budget est examiné, un texte élaboré par la précédente équipe qui a démissionné en octobre, sous la pression de la rue.

Lina fait partie des manifestants qui ont tenté de bloquer l’accès au Parlement ce matin dans le centre de Beyrouth : « Ce gouvernement n'a pas eu encore le vote de confiance encore, ce n'est pas un gouvernement qui est légal et donc il ne peut pas le faire. Ensuite le budget qui va être voté, c'est un budget qui a été préparé par l'ancien cabinet et donc il repose sur des chiffres qui sont erronés parce que les revenus ne sont plus les mêmes. Donc les chiffres ne sont pas réels, je ne comprends pas ce qu'ils votent ! »

Dans un quartier quadrillé par les forces de l’ordre, les manifestants comprennent rapidement qu’ils n’empêcheront pas la tenue de la séance du Parlement : « Il n’y a pas assez de gens et il y a trop de soldats et de policiers, donc je ne pense que nous n’arriverons pas à bloquer les entrées. Mais nous sommes là pour le symbole. Que nous soyons 1, 2, 300 ou 3000, nous serons là, tous les jours… »

Le blocage a donc échoué mais des incidents ont bel et bien eu lieu avec des jets de pierre en direction des forces de l’ordre qui ont fait elles, usage de lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été blessées, l’un d’entre eux saignait du visage. Les forces de sécurité ont procédé à des arrestations.

La contestation a désormais plus de 100 jours. Les manifestants rendent les dirigeants reponsables de la crise économique qui ronge le pays, confronté à une pénurie de devises, à une montée du chômage et à une flambée des prix.

La pauvreté gagne du terrain dans la population, comme ont pu le constater les envoyés spéciaux de RFI.

Bien sûr, au lieu d’acheter 3 kilos, maintenant on achète 1 kilo… Le kilo d’oignon par exemple coûtait 500 livres. Maintenant il est à 1000 et même à 1500 livres dans certains magasins. Au lieu de faire un plat avec 2 kilos, on le fait avec 1 seul et on fait un plat à côté pour que les enfants mangent à leur faim…

Reportage au marché de Tripoli, la grande ville du nord du Liban

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