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Plan de Trump pour le Proche-Orient: le gouvernement israélien annule sa réunion

Hébron: accrochages entre manifestants palestiniens opposés au plan de Donald Trump pour le Proche-Orient et forces d'occupation israéliennes, le 2 février 2020.
Hébron: accrochages entre manifestants palestiniens opposés au plan de Donald Trump pour le Proche-Orient et forces d'occupation israéliennes, le 2 février 2020. REUTERS/Mussa Qawasma
Texte par : RFI Suivre
2 min

Une réunion du gouvernement israélien prévue ce dimanche matin et durant laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait demander l'approbation du cabinet pour l'annexion de parties de la Cisjordanie occupée a été annulée. Une décision qui intervient au lendemain de l'annonce par l'autorité palestinienne de la rupture de tous les liens avec Israël.

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Pas de réunion hebdomadaire du gouvernement israélien donc ce dimanche. Et la décision de supprimer le conseil des ministres a été prise sans donner d’explication officielle, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Alors que la publication du document américain mardi dernier avait été qualifiée d’« historique » par le Premier ministre Benyamin Netanyahu, les responsables israéliens ont maintenant adopté un profil beaucoup plus discret.

Au départ il était question d'annoncer dès ce dimanche l’annexion de la Vallée du Jourdain, mais dans l’entourage de Benyamin Netanyahu, on affirme maintenant qu’avant les élections du 2 mars il pourrait être envisagé d’annexer les colonies de peuplement de Cisjordanie. Rappelons que le 2 mars, les Israéliens sont invités à voter pour un troisième scrutin en moins d'un an pour dégager une majorité claire au Parlement.

► À écouter aussi : Plan de paix de Trump, les colons israéliens saluent l'initiative

On estime aussi que le Premier ministre pourrait mettre aux voix -lors d’un prochain conseil des ministres- le plan américain tout entier. Une éventualité qui soulève la réprobation au sein même du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, en raison des articles qui stipulent la création d’un Etat palestinien.

De leur côté, les dirigeants du parti Bleu Blanc de Benny Gantz qui proposaient un débat à la Knesset, le Parlement israélien, sur le « deal du siècle » ont également décidé de se rétracter.

Pour les commentateurs, il est évident que ces réticences sont dues à un message des Etats-Unis qui se résume en quelques mots : ne rien faire avant les élections du 2 mars prochain.

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