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L'ONU diffuse la liste de 112 sociétés opérant dans les colonies israéliennes

Le bureau du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Michelle Bachelet (ici à San José au Costa Rica, le 3 décembre 2019), a dévoilé une liste de 112 sociétés opérant dans les colonies israéliennes.
Le bureau du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Michelle Bachelet (ici à San José au Costa Rica, le 3 décembre 2019), a dévoilé une liste de 112 sociétés opérant dans les colonies israéliennes. Juan Carlos Ulate/Reuters
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU a publié mercredi 12 février une liste de 112 sociétés opérant dans les colonies israéliennes établies dans les Territoires palestiniens occupés. Michelle Bachelet affirme que leurs activités sont considérées comme illégales par le droit international. Une prise de position inacceptable du point de vue d'Israël et saluée par les Palestiniens.

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Airbnb, Expedia ou encore TripAdvisor : ce sont trois des 112 sociétés listées, mercredi 12 février, par la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet. Ces sociétés acceptent d’opérer dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Une occupation qui est considérée comme illégale par l’ONU.

Michelle Bachelet a affirmé être consciente que ce sujet était controversé. Mais l’ex-cheffe d’État affirme baser son rapport sur des faits. Ce document n'a pas pour but de constituer un processus judiciaire, mais il était attendu depuis trois ans afin d'offrir une base de données de toutes les entreprises engagées dans des activités liées aux colonies israéliennes

Israël dénonce une « reddition honteuse »

Cette liste représente surtout une « reddition honteuse aux pressions de pays et d'organisations qui veulent causer du tort à Israël », a aussitôt réagi le ministère israélien des Affaires étrangères, se félicitant toutefois du fait qu'une « majorité des pays ait refusé de se joindre à cette campagne de pression politique ».

Pour les Palestiniens, c'est bien sûr une « victoire pour le droit international ». « Publier cette liste (...) est une victoire pour le droit international et nos efforts diplomatiques afin d'assécher les puits du système colonial incarné par les colonies illégales dans les Territoires palestiniens occupés », a ainsi déclaré Riyad al-Maliki, le chef de la diplomatie palestinienne.

Mardi 11 février, le président palestinien Mahmoud Abbas était devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour rejeter le plan de paix de Donald Trump, censé résoudre le conflit israélo-palestinien. Un plan qui prévoit notamment de faire de Jérusalem la capitale « indivisible » de l' « État juif » d'Israël.

C'est un lot de consolation. Je comprends la frustration côté palestinien de voir le statu quo depuis des années. Je ne pense que cette liste là aura un impact sur la réalité économique. Il faut faire des efforts pour que le quotidien des Palestiniens soit le quotidien d'une vie normale. Ce qui n'est pas le cas.

Ofer Bronchtein

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