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Syrie: la crise humanitaire est «majeure» à Idleb selon l'ONU

Un camp de déplacés syrien à Idleb dans le nord-ouest de la Syrie où la crise humanitaire est majeure selon des organisations onusiennes.
Un camp de déplacés syrien à Idleb dans le nord-ouest de la Syrie où la crise humanitaire est majeure selon des organisations onusiennes. AFP Photos/Aaref Watad
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La situation dans la région d'Idleb se dégrade encore avec les combats entre forces du régime, rebelles et armée turque. Des bombardements ont tué au moins 9 civils mardi 3 mars à Idleb. Une mission des Nations Unies était sur place pour évaluer les besoins humanitaires.

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Quelques heures sur place ont suffi à confirmer le sentiment d’urgence. Lundi 2 mars, accompagné de représentants de 6 agences onusiennes, dont le HCR, l’OMS ou encore l’UNICEF, Kevin Kennedy s’est rendu dans la région d’Idleb.

Pire crise humanitaire dans le monde

Et le coordonnateur régional des Nations Unies pour la Syrie ne peut cacher son inquiétude : « Nous faisons face à une immense et majeure crise humanitaire, probablement la pire dans le monde à l’heure actuelle. Il y a près de 3 millions de personnes bloquées dans la région d’Idleb et parmi ces populations, 1 million ont dû fuir et se déplacer vers des zones plus sûres de la province ».

Selon les Nations unies, 6000 membres d’ONG sont actuellement déployés sur place, mais il en faudrait au moins 2 000 de plus. Les préconisations de Kevin Kennedy vont être remises au secrétariat général des Nations unies, qui pourrait décider de l’établissement d’une présence de l’ONU dans le Nord-ouest syrien.

Une situation de guerre ouverte

Mais les efforts onusiens restent suspendus au bon vouloir des belligérants, qu’il s’agisse de Damas et ses alliés, des groupes rebelles et jihadistes, mais aussi de la Turquie, désormais force combattante en Syrie.

Le ministère turc de la Défense a annoncé encore ce mercredi la mort de deux nouveaux soldats dans des tirs du régime, portant à près de 40 les pertes depuis la semaine dernière à Idleb. La Turquie, qui a abattu mardi un avion du régime, le troisième depuis dimanche, a multiplié ces derniers jours les frappes de drones tuant ce mercredi neuf combattants pro-régime l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

L’avenir des populations est lui très flou, à court comme à long terme. Selon une étude du Harvard Humanitarian Initiative menée sur plusieurs zones de la province, un tiers des habitations et infrastructures a été détruit, rendant tout retour difficile.

►À écouter aussi : Invité de la mi-journée - Crise humanitaire à Idleb : «les hôpitaux sont visés délibérément»

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